‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 61 sur 318 · OBLATION PAR LE CHRIST · texte numérisé non relu

OBLATION PAR LE CHRIST

Normandie, au Bec et à Jumièges 1, soit après la collecte ou entre l’épître et l’évangile selon l’usage romain des ordinations qui s’est conservé pour la consécration des vierges, soit enfin après l’évangile, au moment de l’offertoire, ainsi qu’on le pratique actuellement dans l’ordre Bénédictin, de même que chez les Cisterciens ? et les Chartreux 5. Dans l’ancien rit mozarabe d’Espagne on attendait jusqu’à la fin de la messe 4.

Qu’elle soit ou non unie à la célébration de la messe, toute profession religieuse trouve son modèle achevé en l’oblation sainte du Sauveur et lui emprunte toute la valeur qu’elle a aux yeux de Dieu. Quelque réduit que soit le cérémonial, le don de soi rappelle toujours le Christ et passe par lui pour aller au Père : Per ipsum, et cum ipso, et in ipso ! — Per ipsum ergo offeramus hostiam laudis semper Deo 5! La seconde des grandes oraisons citées plus haut le rappelait fort à propos :

Domine Fesu Christe qui es via sine qua nemo venit ad Patrem$.

Selon la Règle de saint Benoît dont se sont inspirés les Usages des autres Ordres, l’oblation du religieux comprend deux actes distincts corrélatifs l’un à l’autre :

la promesse orale, promissio, qui engage la volonté ;

l'acte authentique, petitio, qui relate cette promesse, et que le profès doit déposer sur l’autel en signe d’offrande, après l’avoir signé.

Le texte est très clair : promittat de stabilitate sua et conversatione morum suorum et obedientia coram Deo et sanctis eus, ut si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat

1. MARTÈNE, De ant. monach. rit., V, IV. — De ant. eccl. rit., IX, 11, ord. I à 4.

2. Us de l'Ordre des Cisterciens réformés, 1895, 1. IL, c. III et IV. — Rituale Cisterciense, 1899, 1. VI, c. 11.

Page 1