Formule de Reichenau, HERRGOTT, op. cit., p
2. Règle de saint Benoît, c. LVIII. — Cf. l’oraison au Saint-Esprit citée plus haut, p. 74.
3. Tractatus de professione monachorum. MARTÈNE, De ant. eccl. rit., LENTEND 2175.
messe, promitto..., « devant Dieu et ses Saints, en présence également du Supérieur et de la communauté », coram Deo et Sanctis ejus… in præsentia R. D. Abbatis et monachorum ejusdem monasteri. Et la souscription vient ajouter que le document est bien authentique, et qu’il fait foi du sérieux de l’engagement : In cujus rei fidem, hanc schedulam seu petitionem scripsi et subsignavi… « Cédule ou pétition », ce sont les termes juridiques et traditionnels, la transcription et la signature répondent elles aussi à toutes les exigences du droit.
L'usage actuel, qui a ainsi simplifié les choses en les unifiant, se trouve, chose curieuse, rejoindre la forme la plus antique du serment monastique que l’histoire nous ait conservée. C’est le moine du Mont Cassin Paul diacre qui nous l’a transmise, dans une lettre écrite entre 787 et 797 à l’empereur Charlemagne !. « Nos anciens, dit-il, énonçaient comme il suit leur promesse d’observer la Règle bénédictine :
In nomine Domini. Promitto me ego 1lle in sacro monasterio… secundum instituta beati Benedicti, coram Deo et sanctis angelis ejus, præsente etiam abbate nostro illo, omnibus diebus meis in hoc sancto monastelio amodo et deinceps perseveraturum, et in omni oboedientia, quodcumque mihi preceptum fuerit, oboediturum.
Ego ille hanc promissionem a me factam manu propria coram testibus scripsi et roboravi.
En des termes analogues, exprimant des idées identiques, les formules se sont perpétuées au cours des âges ?, transmettant à la postérité les fortes convictions religieuses du
1. Epistola Pauli diaconi ad Carolum regem. ALBERS, Consuetudines monasticae, III, p. 50-65. D. HERWEGEN, op. cit.s P. 9-I4.
2. On peut lire un grand nombre de ces formules dans MABILLON, Acta Sanctorum O. S. B., t. IV, 1, appendice ; HAEFTEN, Disquisitiones monasticae, 1. IV, tract. V, disq. 4 ; D. MOLITOR, Von der Mônchsweihe in der lateimischen Kirche, (Theologie und Glaube, XVI, 1924, p. 584-612),