‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 69 sur 318 · DOM GUÉRANGER, Notes inédites · texte numérisé non relu

DOM GUÉRANGER, Notes inédites

La prière de tous est souverainement efficace ; celle de l'Abbé dans le monastère a également sa valeur particulière, car elle est la voix du représentant authentique du Christ, celle du Père et du Pasteur qui a plus de crédit qu’aucune autre auprès de Dieu !. Aussi la décision canonique de l’évéque Théodore, dès le VII siècle, réclamait-elle que l’Abbé célébrât solennellement la messe de profession ?, afin de pouvoir bénir celui des siens qui s’offre à Dieu et lui obtenir par sa prière les grâces et vertus nécessaires à son état. »

C’est là en effet ce que demandent les prières de bénédiction que le célébrant doit réciter « sur le profès ». Le Pontifical romain les a résumées en une seule formule assez brève ÿ, dont un mot dit toute la portée pratique : large fuæ pietatis gratiam infundere digneris, « veuillez rendre abondante l’effusion de votre grâcel »

Les Rituels monastiques conservent au contraire deux longues formules déjà consignées dans le texte ajouté au décret de Théodore, et dans l’Ordo romanus antiquus ou Pontifical du X£ siècle. Dans la première, une vraie bénédiction, sont demandées les qualités nécessaires pour répondre dignement à la grâce de la profession, mais avant tout on supplie le Seigneur d’agréer l’offrande de cette profession :

Clementissime Dominator Domine, tuam invocamus pietatem super hunc famulum tuum.… sit sapiens et humilis… ejus quoque D'OMINE DEPRECAMUR UT MU- NERA PLACATUS SUSCIPIAS 4.

1. Règle de saint Benoît, c. XXVIII : adhibeat etiam (Abbas) quod majus est, suam et omnium fratrum orationem ut Deus qui omnia potest operetur salutem…

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