‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 72 sur 318 · APPEL AU SECOURS DIVIN · texte numérisé non relu

APPEL AU SECOURS DIVIN

de retranchements, mais c’est pour laisser la place aux vraies richesses de la grâce que l’on attend de Dieu : Sed tuæ pietatis dextera eur, clementissime Deus, sanctificet, in præsenti et in futuro protegat, regat atque gubernet ut te timeat, imitetur et diligat. Apert ei sensum ! ut in divinarum studiis litterarum te legat, corde et ore et opere meditetur…

Et la litanie des souhaits continue sur le même ton, avec de nombreuses réminiscences de la Règle bénédictine, et, dans les rédactions modernes, une citation scripturaire qui est devenue comme une devise de l’ordre monastique : ef obediens loquatur victorias ?, « que l’obéissance lui fasse célébrer des victoires! » /

En toute cette longue prière, tout est conçu sous forme de demande en vue d’obtenir le secours divin. Pas la moindre allusion à une grâce spéciale, à un don particulier que conférerait cette bénédiction ; mais insistance, pour finir, à souligner le caractère de demande d’acceptation :

Suscipe quæesumus Domine Pater omnipotens hunc famulum tuum quem de hujus sæculi naufragiis… ad monasticam vocare dignatus es gratiam. Concede propitius, ut arctam et angustam quam professus est viam jugiter diligat, teneat atque sectetur *.…

C’est tout le programme de la vie monastique qui s’écoulera désormais tout entière dans la paix et la confiance : Dieu ne peut pas manquer de répondre par ses grâces abondantes au don généreux que lui a fait sa créature. Les derniers rites sont destinés à rendre plus ferme cette assurance.

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