Acceptation de l’offrande du profès
la vêture ; le baiser de paix ; la communion.
À dater de ce jour où le religieux s’est donné à Dieu pleinement et irrévocablement et qu’il s’est lié par ses vœux perpétuels, il est accépté par sa communauté, il est à jamais agrégé à sa famille religieuse, et, selon l’expression très juste de saint Benoît, « il en fait réellement partie », ef jam ex illa die in congregatione reputetur |.
Au don total de soi-même, la communauté répond au nom de Dieu par une acceptation empressée ; et, dans la tradition monastique, il y a deux signes extérieurs de cette adoption de ce nouveau membre par la famille à laquelle il a demandé la faveur de s’adjoindre, la tradition du vêtement religieux et le baiser de paix fraternel ?.
La vêture religieuse est l’accompagnement essentiel de la profession : c’est une affirmation qui repose sur toutes les données de l’histoire, et qui a l’avantage de grouper les différents usages qui se sont introduits dans les divers groupements religieux. Ce qui est l’essentiel, c’est que le profès reçoive la marque authentique de son appartenance à son ordre ou à sa communauté ; le moment exact de la cérémonie où il s’en voit revêtu, c’est l’accessoire. Il y a eu deux courants dans la tradition bénédictine, celle qui nous occupe principalement comme la source de toutes les autres. Saint Benoît avait dit, après avoir énuméré les principaux détails de la profession monastique : mox ergo in oratorio exuatur rebus proprits quibus vestitus est, et induatur rebus monastern. Celui qui fait vœu de pauvreté et de renoncement absolu à toute propriété est aussitôt dépouillé des vêtements qui lui appartenaient, pour être revêtu de ceux de la religion : c’est logique. Certains ont pensé que les mots : mox ergo