ATTRIBUTIONS ANCIENNES
sequentes a fronte, ut parent sinus sacculorum archidiacono ad ponendas oblationes.
L'exercice de cette importante fonction distingue les acolytes des autres ordres inférieurs, spécialement des exorcistes : ceux-ci en effet, dit expressément Jean diacre, diffèrent des acolytes par le fait que le droit de porter le saint-sacrement et de le présenter aux prêtres leur est refusé, oc ordine differunt quod exorcistis PORTANDI SACRAMENTA eaque sacerdotibus ministrandi negata potestas est.
C’est un honneur, mais non un pouvoir réel ; c’est une fonction essentiellement subalterne ; l’acolyte n’est jamais que ce qu’indique exactement son nom, un «assistant ». Aussi remplit-il sa charge avec le plus grand respect : il ne prend pas directement le corps du Christ, mais le reçoit et le porte seulement enfermé dans son sac de lin, et encore ne soutient-il ce sac que sur les plis de sa chasuble. Il le fait aussi avec zèle et empressement. Jamais, est-il spécifié dans l’Ordo romain, lacolyte ne doit venir à la messe pontificale, absque sacculis et sindonibus, sans son sac de lin et la nappe qu’il doit étendre sur l'autel pour la célébration du saint sacrifice.
Il a aussi sur lui, lorsqu'il accompagne l’évêque, l’huile du saint-chrême, pour la présenter au pontife, car celui-ci doit avoir toujours la facilité de conférer le sacrement de confirmation dès que l’occasion s’en offre à lui, rnumquam absque chrismate pergere, ut ubicumque ad pontificem se junxerit et ipse aliguam confirmationem facere voluerit, semper paratus sit ad ministerium suum explendum. Ce texte romain, nouvellement exhumé !, nous a fourni déjà l’ancien rite d’ordination des lecteurs ; il confirme et explique ce que prescrivait déjà le premier Ordo romain, lorsqu'il disait des acolytes qu’ils ne doivent jamais se présenter à une réunion liturgique « sans avoir leurs sacs, les nappes et le saint-chrême »,