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ORDINATION DES ACOLYTES

rubriques, accipiat…, sont devenues plus tard des paroles positives de tradition, accipe. les formules sont demeurées les mêmes.

Puis, c’est la bénédiction :

Benedictio acolythi : Domine sancte … qui per Jesum … 1n hunc mundum lumen claritatis misisti … :

Nous y reviendrons dans un instant.

Les formules de tradition soulignent le sens des insignes qui sont conférés : le cierge appelle l’idée de la lumière, la burette vide évoque celle du vin et de l’eau que les acolytes apportent à l’autel. L’humble servant de messe de nos jours supplée, la plupart du temps, les vrais acolytes dans l’accomplissement de ce rite, qui est un privilège d’ordre, il ne faut pas l’oublier. Aussi une femme, ou même une religieuse, qui d’occasion peut de loin répondre aux prières de la messe, n’est jamais autorisée à présenter le vin et l’eau à l’autel.

L’invitatoire adressé à l’assistance engage à supplier pour les nouveaux clercs, et les trois prières qui suivent reprennent exactement le même thème et les mêmes pensées : il n’est question que de bénédiction divine à obtenir et d’assistance spéciale pour les ordinands en vue de la double charge qu’ils doivent désormais remplir pour l’utilité de tous et leur sanctification personnelle. La plus longue et la première des oraisons est la plus ancienne, ou du moins la mieux attestée des trois : c’est aussi celle où la pensée s’exprime de la façon la plus noble.

« Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, vous avez par votre Fils Jésus-Christ. fait briller en ce monde le rayon de votre splendeur, et … vous avez voulu que, sur la croix, du côté sacré de notre Sauveur coulent le sang et l’eau pour le salut du genre humain ; daignez accorder à vos serviteurs ici présents la bénédiction des acolytes, afin qu’ils répandent la lumière en votre sanctuaire et présentent le vin et l’eau pour le sacrifice eucharistique …

Allumez en eux la flamme de la divine charité, et qu’à la clarté de votre face ils puissent dans l’Église se montrer fidèles à votre service. Par le même Christ Notre-Seigneur. »

Pour n’être pas romaine, — elle le prouve assez par son développement — la formule n’en a pas moins le mérite de souligner un point de doctrine important : l’humble ministère des acolytes est en relation directe avec le mystère de la rédemption, et est ordonné tout entier au saint sacrifice: il prépare les fonctions éminentes des ministres de l’autel. La remarque s’applique mieux encore aux sous-diacres à qui leurs fonctions donnent une participation déjà plus intime aux cérémonies de la messe solennelle.

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