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Actes du Concile de Francfort de

Grégoire : Noster vero Gregorius pontifex Romanæ sedis et clarissimus toto orbe doctor, in suis orationibus eum (Christum) Unigenitum nominare non dubitavit \.

Il fallait évidemment que depuis longtemps la liturgie grégorienne eût été connue dans l’empire franc, pour qu’il fût possible d’invoquer ainsi son autorité.

Alcuin eut à compléter le grégorien, notamment pour les ordinations mineures, comme il sera dit plus loin ; il attesta lui aussi connaître l’attribution à saint Grégoire de toute la partie ancienne du sacramentaire. Alcuin était héritier de la tradition anglaise. Or, dans l’Église d'Angleterre, on avait déjà le témoignage formel d’Egbert d’York (732-755) : pour lui, c'était le premier apôtre du peuple anglo-saxon, saint Augustin, qui avait apporté le livre des sacrements rédigé par saint Grégoire en personne.

Les traditions constantes de l’Église romaine concordent avec ces données ; elles permettent d’accepter sans crainte les indications précises que fournit le diacre Jean, à la fin du IX®siècle, et que viennent corroborer les recueils liturgiques. Dass la biographie de saint Grégoire, écrite à Rome vers 872, le moine Jean diacre, — auteur bien informé et qui passait aux yeux de ses contemporains pour un écrivain d’une science incontestable, vir peritissimus, scientiæ claritate notissimus ? — ne s’est pas contenté de mentionner l’œuvre de saint Grégoire, il a essayé de la caractériser : sed et Gelasianum codicem de missarum solemniis, MULTA SUBTRAHENS, PAUCA CONVERTENS, NONNULLA SUPERADJICIENS, pro exponendis evangelicis lectionibus IN UNIUS LIBRI VOLUMINE coarctavit*. Ce qu’on en connaît par la tradition postérieure justifie bien ce qu’en disait Jean diacre. Nous savons déjà que l’ancien sacramentaire romain se composait de frots livres ; dans toute la tradition postérieure

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