LES LITANIES
ctrca altaria : nec quomodo episcopus prosternitur ante altare debere secum prosternere alios, nisi eos qui provehendi sunt ad sacerdotale ministerium vel ad diaconatus officium *.
Cette prostration de l’évêque et des ordinands avait lieu pendant le chant des litanies, ainsi qu’il est dit dans les Ordines roman: VIII et IX. Aux messes d’ordination des diacres et | prêtres, on avait soin de ne pas chanter le Kyrie eleison à lPendroit habituel, c’est-à-dire qu’aussitôt après l’Introït le pontife récitait l’oraison que suivaient la ou les /ectures et chants du Graduel et du Trait. Puis l’évêque annonçait au peuple l’ordination qui allait avoir lieu. L’admonition conservée par le Gélasien ? existe encore au Pontifical pour l’ordination des diacres : Auxiliante Domino, etc. L’avertissement est suivi d’un court silence, puis commencent les Kyrie eleison avec la litanie. Le chant est exécuté par la schola tandis que l’évêque et les ordinands rangés derrière lui font la prostration.
Aux XIVE et XVE siècles, la prescription se trouve encore dans le Pontifical des papes et la prostration est comme autrefois réservée aux futurs diacres et prêtres :
Tunc annuntiat ante Evangelium Pontifex in populo : Auxiliante Domino … elegimus hos in ordinem Diaconii … Deinde prosternet se Pontifex … ante altare … cum ts qui ordinandi sunt. Et schola imponat litaniam.
Mais, dès les VIIIe et IXE siècles, se trahit en France une tendance à faire rétrograder l’admonition Auxiliante réservée