Ordo rom. I
lecteurs, et c’est encore un acolyte qui apporte le calice à
lautel pour le saint sacrifice. Mais, dès le IX® siècle, en Gaule,
ceci appartient comme maintenant au sous-diacre : (Pendant
le chant de l’offertoire) venit subdiaconus ferens in brachio dextro patenam et in sinistro calcem … et super calicem corporale \.»
À la messe pontificale, immédiatement avant l’oblation, larchidiacre se rend du côté des fidèles pour recevoir le vin de l’offrande : le sous-diacre l’accompagne portant un calice ; il reçoit dans ce calice le vin de l’offrande que l’archidiacre vient de recevoir des fidèles ; d’autres reçoivent les pains que Pévêque célébrant est allé en personne recueillir à l’entrée du sanctuaire. Quand l’offertoire est terminé, les sous-diacres apportent les pains à l’autel, mais c’est l’archidiacre qui les dispose sur l’autel. Une rédaction gallicane de l’Ordo romain dit que l’archidiacre place sur l’autel autant de pains qu’il est nécessaire pour la communion des fidèles, ponit tantas super altare quantæ possint populo sufficere ?. Ce sont les paroles mêmes qu’a reprises notre admonition : elles s’adressent plutôt à l’archidiacre qu’aux sous-diacres qui ne faisaient que présenter les oblats à l’autel.
De même pour le vin, et ensuite pour l’eau, qu’apporte un sous-diacre, et que l’archidiacre verse dans le calice de la messe. Voilà surtout ce que le Pontifical appelle diacono ministrare, et ce sont encore aujourd’hui les fonctions principales du sous-diacre aux messes solennelles. On sait qu’actuellement c’est son privilège de verser l’eau. D’après les usages anciens, il ne faisait que la présenter à l’archidiacre, et celui-ci la versait dans le calice. Mais il est dit, dans l’Ordo romain du XIe siècle, que le chantre apporte l’eau au sous-diacre et que c’est désormais au sous-diacre de verser un peu d’eau dans le calice qu’il présente ensuite au diacre ÿ. On constate