TRADITION DES VASES SACRÉS
On débute par l'essentiel, par ce qui n’a pas cessé d’être le point central de la cérémonie : c’est ce qui met les sousdiacres en relation directe et immédiate avec l’autel et le saint sacrifice : la tradition des vases sacrés, le calice et la patène qui vont servir à l’oblation sainte !. L’évêque, présentant le calice et la patène aux ordinands agenouillés devant lui, leur dit en désignant ces objets :
« Voyez donc l'office qui vous est confié ! » Videte cujus ministerium vobis traditur |
C’est ce qui constitue actuellement encore la tradition des instruments avec sa forme authentique. L’admonition actuelle exprime à l’avance la même pensée en termes presque identiques qui font un peu double emploi : Adepturi … sedulo
attendite quale mimsterium vobis traditur.
Viennent ensuite les quatre recommandations visant l’assiduité à remplir ce ministère ; c’est la finale bien connue de notre texte : Ef ideo st usque nunc fuistis tardi ad ecclesiam, amodo debetis esse assidui .. « Comprenez donc les conséquences de votre ordination : peut-être jusqu’ici avez-vous tardé à vous rendre à l’église, désormais vous serez ponctuels ; vous avez été négligents, vous serez maintenant vigilants ; si vous avez été trop sensuels, vous serez plus tempérants, et si vous avez cédé à la concupiscence, vous vivrez dorénavant en toute pureté. »
La vertu spéciale des sous-diacres est faite de zèle et d’empressement à se rendre à leur besogne, à l'office divin et à la messe solennelle, et d’une pratique constante de la chasteté que la sainteté de Dieu réclame tout particulièrement de ses ministres : Sint sancti, quia et ego sanctus sum, Dominus qui sanctifico eos (Lev., XXI, 8).
Puis, c’est la matière du sacrifice, le pain, le vin, l’eau qui attire l’attention de l’évêque s’adressant à ses nouveaux sous-diacres. Cette matière exige des soins particuliers de ceux qui comme jadis ont à l’apporter à l’autel. C’est en vue