Cf. à la fin du volume les textes en Appendice, I et II
de ce ministère extrêmement honorable, qu’ils sont tenus très spécialement à se garder purs.
Ils ont enfin à veiller au bon entretien des voiles de l’autel ; ils ont le soin du corporal et des nappes, du linceul même du Christ, car l’autel qu’il recouvre c’est le corps même du Christ : Altare quidem … ipse est Christus, cujus altaris palle et corporalia sunt membra Christi, sailicet fideles Dei.
Cette suite de l’admonition commente, à la façon des liturgistes du moyen âge, l’office particulièrement honorable que remplissent les sous-diacres en assurant la parfaite netteté des linges sacrés. L’idée principale qui se trouve ici exprimée est empruntée à Amalaire, qui dit lui-même s’être inspiré du saint docteur Bède le Vénérable : L’autel, dit-il, c’est le Christ, les linges ce sont les saints : Altare Christum
significat, ut Beda narrat…. vestimenta altaris, Christi sancti sunt. Et plus loin : Altare Dominum nostrum sigmificat, 1n quo nostras oblationes Patri offerimus ; vestimenta apostolos et omnes sanctos 1.
Les sous-diacres sont désormais en contact direct avec le corps du Christ, ou du moins avec son symbole, en attendant qu’ils approchent de plus près encore le « mysterium fidei » (leucharistie), soit pour le distribuer aux fidèles avec les diacres, soit surtout pour le célébrer et le consacrer avec les prêtres. Ils ont déjà une part lointaine dans la sanctification des fidèles, que représentent les nappes blanches de l’autel. Ils peuvent les instruire et les ramener dans le droit chemin par leurs exemples et leur exactitude à remplir leurs fonctions. Ainsi auront-ils accompli spirituellement le rite qu’ils observent en lavant les nappes d’autel.
Avec l’admonition si remplie d’enseignements et la tradition des vases sacrés, l’ordination est complète, il ne reste qu’à implorer la bénédiction divine pour les nouveaux sous-diacres :
I. AMALAIRE, De eccles. officis, 1. 1, 12, 13. P. L., CV, 1023, D ; 102611C.