BÉNÉDICTION DES SOUS-DIACRES
une invitation au peuple à prier pour eux et une demande adressée à Dieu. L’une et l’autre sont de facture gallicane ; elles sont déjà consignées dans le gélasien antique, — lequel ajoute par erreur la mention d’une onction des mainsempruntée à l’ordination sacerdotale — : le titre exact de la seconde prière est, comme pour les ordres mineurs, celui que conserve l’Ordo ancien ! : benedictio subdiaconi ; celui de consecratio appartient aux ordres supérieurs au sous-diaconat. Dans leur bénédiction le caractère qui les distingue est nettement souligné :
« Seigneur, daignez bénir vos serviteurs et faites qu’ils soient dans votre sanctuaire des auxiliaires soigneux et attentifs de la milice spirituelle, et qu’ils servent à l’autel en toute ponctualité ; que l’Esprit- Saint repose sur eux... en sorte qu’établis dans leur office ils se montrent dociles et soumis en acte et en parole, et qu’ils reçoivent de vous la grâce qui les secondera. Par le Christ Notre-Seigneur. »
Qu'ils servent à l’autel, swbmimistrent : c’est exactement ce que dit leur nom grec de sous-diacres, Unodtaxovot, motà-mot, subministri, ministres sacrés du second rang. Leur attitude doit être en tout conforme à leur fonction, obedientes facto ac dicto parentes, soumis en tout à ceux qu’ils servent et assistent constamment dans le ministère de l’autel.
A Rome, les sous-diacres, ou du moins quelques-uns d’entre eux, avaient en plus à assurer la direction du chant liturgique. Saint Grégoire le Grand, témoin d’abus regrettables de la part de certains diacres vaniteux, avait dû déposséder ceux-ci de leur charge de chantres, pour la confier à de simples sousdiacres, qui pouvaient dépenser leur zèle sans exposer la dignité exceptionnelle des clercs consacrés. Dans les usages actuels, les cérémonies pontificales attribuent un rôle spécial au sous-diacre des antiennes qui supplée le chantre pour aller au trône «porter » l’intonation des antiennes de vêpres et