Micrologus, 60. — P. L., CLI
2. Édition de 1748, t. II, autre édition, 1773 ; reproduite au tome X des Opera omnia sancti Gregor de GALLICCIOLLI, Venise, 1773.
3. Pour avoir l’ordre exact des manuscrits et reconstituer le grégorien d’Hadrien dans l’édition de MURATORI, il faut lire ainsi qu’il suit : éd. 1748, t. IL, col. 1-6 ; 357-361 ; 7-138 ; 241-272. (éd. 1773, P. II8-I2I ; 321-324 ; 122-194 ; 255-272.)
personnes, clercs, vierges, abbés et abbesses, formules qui relèvent toutes du pontifical. Le grégorien se terminait par une clausule spéciale à insérer dans la formule de consécration d’un évêque pour la consécration de l’évêque de Rome.
En attendant l’édition définitive du sacramentaire grégorien et de son supplément, deux éditions commodes et suffisamment exactes en font connaître le texte tel qu’il se présente dans les manuscrits !. Nous leur emprunterons les formulaires des ordinations et les indiquerons sous la double dénomination de grégorien et de supplément carolingien ; nous y ajouterons le texte plus développé de grégoriens plus récents.
À la fin du IX® siècle et durant le X® siècle, on prit plus de liberté encore avec l’œuvre du reviseur carolingien. D’abord toute distinction entre les deux parties disparaît : dès lors, le titre du grégorien couvre toute l’étendue du sacramentaire y comprises les pièces supplémentaires ; on n’y prend plus garde ; on augmente encore le sanctoral, et l’on fait entrer les préfaces propres et quelquefois les bénédictions épiscopales
dans le corps du sacramentaire à leurs dates respectives. Bref l’ancien grégorien devient méconnaissable. Le supplément lui-même reçoit des additions, surtout en ce qui concerne le rituel et le pontifical.
C’est le cas des manuscrits qui ont servi pour l’édition du soi-disant grégorien dans deux collections des Œuvres de saint Grégoire : l’une publiée à Rome et ensuite à Paris, reproduit l’édition d’Angelo Rocca ? ; l’autre est celle des bénédictins de Saint-Maur, qui ont utilisé le travail de dom Hugues Ménard. C’est le texte que donne la Pafrologie latine
1. H. A. WiLsoN, The Gregorian Sacramentary under Charles the Great, London, 1915 (H. Bradshaw Society, t. XLIX). — H. LIETZMANN, Das Sacramentarium Gregorianum, Münster i. W. 1921 (Liturgiegesch. Quellen, t. III).
2. Opera sancti Gregorii, Rome, 1593, t. V 3 Paris, 1640, t. V; Paris, 1675, t. II.
de Migne !. On le cite trop souvent, bien à tort et sans discernement, comme s’il représentait le grégorien authentique. On ne peut au contraire invoquer son témoignage qu’avec beaucoup de précaution. — Cependant, il en faut tenir compte, attendu que le sacramentaire romain, ainsi accru au cours des IX et Xe siècles, est revenu à Rome, et a fait adopter, au centre même de la catholicité, nombre de détails dont il s’était enrichi à l’extérieur.
1. Opera sancti Gregort, édition des Mauristes, Paris, 1705, t. IV. Migne, P. L., t. LXXVIII. Voir en Appendice, II, la reproduction du rituel des ordinations d’après ce document.