‹ Le pontifical romainChapitre 151 sur 240 · II. — PRÉAMBULES DE L'ORDINATION · texte numérisé non relu

II. — PRÉAMBULES DE L'ORDINATION

Cérémonies préparatoires. — Dès le début de l’ordination des diacres,on est averti de la gravité exceptionnelle quel’Église attache à leur promotion. Nous avons en effet conservé, dans le Pontifical, un souvenir des épreuves auxquelles devaient être soumis les candidats avant leur ordination. Simple mention, mais qui caractérise fort bien une discipline antique, qui n’a du reste pas complètement disparu {.

Ces épreuves se résumaient dans l’élection des candidats et les formalités diverses qui accompagnaient cette élection. Lorsque les Apôtres, mus par l’Esprit-Saint, reconnurent la nécessité de se donner des aides pour l’administration,

1. Bibhographie spéciale sur les ordinations des diacres et des prêtres. | NE

CARDINAL VAN ROSSUM, De essentia sacramenti Ordinis, Fribourgen-Br., 1914. AE À

J. TIxERONT, L'Ordre et les Ordinations, Etude de théologie historique. Paris, 1925. Chap. ami. Les rites de l’ordination.

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SYDNEY F. SMITH, S. J., Ordinations anglicanes (Dictionnaire

d’Apologétique).

surtout temporelle, de la communauté de Jérusalem, ils demandèrent aux fidèles de choisir les sept premiers diacres. Ce sont en effet les fidèles qui les choïsirent, Ëehé£avro (Act. VI, 5), mais ce sont les Apôtres qui se réservèrent le droit de les fnstituer, xatasrnoouey (ibid. 3) et de leur imposer les mains (1bid., 6). Ce mode d’élection se conserva dans l'Église primitive et se transmit aux générations suivantes sous une forme un peu modifiée, mais où il est aisé de retrouver le principe de la participation des fidèles au choix des clercs. Dès la fin du Ier siècle, saint Clément rapporte que les successeurs des apôtres dans le gouvernement des Églises avaient été choisis par les anciens avec l’assentiment des communautés tout entières, suveudoxnoons Ts éxxhnoias maonç !. Saint Cyprien dit du pape saint Corneille qu’il avait été élu à la presque unanimité du clergé et du peuple, de plebe que tunc adfuit suffragio ; il en était de même en Afrique pour les diacres et les prêtres ?. Bien plus, on sait par Lampridius que l’empereur Alexandre Sévère (j 235) appliqua à la nomination des gouverneurs de province le système de consultation du peuple, en usage dans l’Église pour les élections sacerdotales : Ubi aliquos voluisset vel rectores provinciis dare vel prepositos … nomina eorum proponebat, hortans populum ut si quis quid haberet criminis probaret mamiÿfestis rebus ; si non probasset, subiret pœnam capitis. Dicebatque grave esse id quod Christiani et fudaæi facerent IN PRÆDICANDIS SACERDOTIBUS QUI ORDINANDI SUNT, non fieri in provinciarum rectoribus ?.

Plus tard, cette part d’intervention du peuple fut un peu diminuée : le clergé proposait les candidats, le peuple avait à se prononcer sur leur dignité au moment de leur consécration, l’évêque approuvait et consacrait 4.

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