GEorGi, De Lit. Rom. Pont
la patène et le calice à la crédence, ou à la corne de l’autel du côté de l’épître. Mais le ministère du diacre a conservé son importance, d’abord dans le rite de l’épreuve, proba, des trois hosties placées sur la patène :
[Diaconus| conversus ad dexteram ubi patena cum tribus hostiis super calicem existit, cum hostia que est a dextris tangit alias duas et 1llam dat comedendam sacristæ. Deinde hostiam que est ad sinistram capiens, cum ea tangit patenam et calicem intus et extra per totum et similiter dat illam comedendam sacristæ. Tunc capiens patenam cum hostia que in medio remansit, tllam prius exosculatus dat ad manum Pontificis dextram quam deosculatur ?,
C’est le rite qui s’accomplit encore à la messe pontificale, sauf qu’il n’y a que deux hosties au lieu de trois ?. L'épreuve se fait également pour le vin et l’eau. C’était, dit-on, une manière d’éviter les dangers d’empoisonnement ; c’est en tout cas le moyen de s’assurer de la matière du sacrifice.
Pour l’offrande du pain par le pontife on indique l’oraison Suscipe sancte Pater *, de même la suite des oraisons qui nous sont familières, toutes d’origine non romaine : Deus qui humane. Offerimus … Veni sanctificator …* C’est le pontife qui met l’eau dans le calice ; mais c’est au diacre qu’il apvartient encore de placer le calice sur l’autel, après avoir fait avec ce calice ur signe de croix sur le corporal, tandis que le pontife dit seul l’oraison Offerimus : diaconus accipiat ipsum
calicem et tenens dextra manu faciat cum eo super corporale signum crucis, et collocet eum super idem
1. Cérémonial de PATRIZL III, II, 15, p. 206 ; GEORGI, op. cit., D'R2IT: