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De Sacramentis

2. S. AMBROISE, De officis mimstrorum, 1, 41, P. L., XVI, 84-85.

3. C’est ainsi que l'interprète la liturgie, qui, dans l’un des Répons de l'office de saint Laurent, cite comme il suit le texte

que du sang du Christ, tandis qu’il attribue l’oblation du sacrifice au pontife.

Mais il y a là probablement une allusion plus nette à un ancien privilège de l’archidiacre attesté par l’Ordo romain : il consistait à présenter le calice au pontife, au moment de la commixtion d’une parcelle consacrée avec le précieux sang, l’évêque prononçant la formule que nous disons encore aujourd’hui : Fiat commixtio et consecratio corporis et sanguinis

Domini nostri fesu Christi accipientibus nobis in vitam ælernam.

On appelait ce rite la « consignation » du calice, en raison du signe de croix que l’on traçait sur lui avec la parcelle consacrée, avant de la laisser tomber dans le précieux sang. Après la communion des ministres sacrés l’archidiacre versait encore ce qui restait de précieux sang dans un calice plus grand, rempli de vin ordinaire, et on le distribuait, ainsi sanctifié, aux simples fidèles. À certaines époques, on a pensé que ce mélange suffisait pour consacrer et transformer le vin au sang du Seigneur, (de même que plus tard on l’a dit, mais avec beaucoup moins de vraisemblance de la parcelle consacrée que l’on mélange au vin à la messe des présanctifiés) !. En tout cas, à ce double rite pourrait s’appliquer d’une certaine façon le terme consecratio, comme l’implique encore notre formule Fiat commxtio et consecratio… qui est ancienne. Il est bon de rapprocher de ce qui vient d’être dit du ministère des diacres relatif à la sainte eucharistie, les recommandations spéciales qui leur sont adressées dans le Pontifical romain :

« Quia comministri et cooperatores estis corporis et sanguinis Domini, estote ab omni illecebra carnis alieni…

de saint Ambroise : cui commisisti Dominici sanguinis dispensahonem.

1. M. l’Abbé MICHEL ANDRIEU, de l’Université de Strasbourg, a consacré une étude très fouillée à cette manifestation du sentiment populaire : Immixtio et consecratio. La consécration par contact dans les documents liturgiques du Moyen-Age. Paris, 1924.

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