Décret du Concile Romain de
surtout ! développe avec complaisance cette idée que, si dans
l'Ancien Testament les prêtres et le peuple lui-même étaient
tenus de vivre dans la parfaite continence durant deux ou
trois jours et de laver leurs vêtements avant d'offrir des
sacrifices, à plus forte raison les ministres du Christ doivent
être purs, afin d’approcher constamment des sacrements : … Disce, sacerdos atque levita, quid sit lavare vestimenta tua, ut mundum corpus celebrandis exhibeas sacramentis.
En dehors de ce ministerium altaris proprement dit, le diacre possède le privilège du chant solennel de l’évangile à la messe. L'usage est des plus anciens ; il est à peu près universel dès le IVe siècle. Sozomène ? dit qu’à Alexandrie c'était le droit exclusif de l’archidiacre ; mais, dans beaucoup d’églises, ce droit était, dit-il, accordé aux simples diacres, bien qu’en d’autres il fût réservé aux prêtres. Jusqu’au IVe siècle la lecture de l’évangile avait appartenu, semble-t-il, comme les autres lectures aux simples lecteurs. Saint Grégoire, qui avait interdit aux diacres romains toute participation aux chants de la messe, avait fait exception pour la lecture de l’évangile :
cantare non debeant, solumque evangelice lectionis officium inter missarum solemnia exsolvant.
La solennité exceptionnelle qui entoure le chant de l’évangile est une caractéristique de l’ancien rit romain. Dans lOrdo I (11), le diacre commence par rendre hommage au pontife en lui baisant les pieds, le pontife récite sur lui la prière Dominus sit in corde tuo.. ; puis, c’est la procession qui se rend de l’autel, où le diacre s’est rendu pour y prendre l’évangéliaire, à l’ambon, où doit avoir lieu le chant de lPévangile : deux acolytes portent des cierges allumés ; suivent deux sous-diacres, dont l’un thuriféraire, puis enfin le diacre.