MINISTÈRE DE LA PRÉDICATION
L’Ordo II (8) détaille le Dominus vobiscum, Sequentia sancti evangelñ, et les signes de croix. ;
Au XIVe siècle, à la chapelle papale, comme aujourd’hui à la messe pontificale, c’est après avoir dit le Munda cor meum et pris l’évangile sur l’autel, que le diacre va demander la bénédiction au trône !.
À l’ancienne formule diaconum oportet ministrare ad altare et baptizare de l’Ordo du X® siècle, notre Pontifical ajoute et prædicare.
Déjà saint Grégoire le Grand, dans le décret du concile romain, cité plus haut, disait ? que les diacres devaient, en plus de leur office de charité vis-à-vis des pauvres, « se livrer au ministère de la prédication », ad prædicationis officium vacare, mais non pas fnfer MISSARUM solemnia ; car, à la messe, saint Grégoire ne leur concédait que la fonction de chanter l’évangile. Du reste à Rome le Pape se réservait le droit de prêcher à la messe suivant la tradition antique. L’Ambrosiaster, ou l’anonyme romain auteur des Commentaires sur saint Paul attribués à tort à saint Ambroise, limite encore l’étendue de ce pouvoir des diacres, puisqu'il . affirme que nunc (—au IVE siècle) neque diaconi in populo prædicant *. Le ministère d’enseignement, ou officium prædicalionis, attribué aux diacres, visait le catéchisme à faire, en particulier, et non à l’église, aux enfants et surtout aux catéchumènes, ainsi qu’en témoigne formellement saint Augustin dans son livre sur la prédication aux intelligences bornées.
Dans l’ancien rituel du baptême, conservé au VIIe Ordo romain et au sacramentaire gélasien, le diacre a toujours sa fonction de catéchiste : c’est lui qui récite aux catéchumènes, et pour eux s'ils sont trop jeunes, les formules du Credo
1. GEORGI, IL, 149-152 ; PATRIZZI, Cœrem. S. R. E., p. 129-130. 2. Cf. S. GRÉGoOIRE, Prol. ad XL Hom. in Evangelia.