‹ Le pontifical romainChapitre 170 sur 240 · ORDINATION DES DIACRES · texte numérisé non relu

ORDINATION DES DIACRES

saint Jérôme ! ; car elle implique non pas seulement

le prononcé des paroles, mais aussi le geste visible

de la main posée sur les ordinands : il ne faudrait

pas en effet qu’une simple formule, prononcée comme

à la dérobée, puisse ordonner des clercs à leur insu,

ainsi qu’on le dit quelquefois en plaisantant ».

Le terme qu’emploie ici saint Jérôme et dont il donne l’équivalent, etootovisv id est ordinationem clericorum, est précisément celui qui, au rituel grec byzantin, d’accord avec la Didachè, les Constitutions apostoliques, et les témoignages patristiques, désigne toute l’ordination des diacres, aussi bien que celle des prêtres et des évêques : c’est que la cérémonie essentielle a donné son nom à toute la fonction, sans atténuer aucunement la notion de consécration qu’elle implique. La yetporovis est du reste réservée aux ordinations ; pour les simples bénédictions communiquant des grâces mais non le caractère d’ordre, on emploie le terme de etpolecia : c’est le cas, par exemple, pour les vierges consacrées. L’antique Tradition apostolique de saint Hippolyte, le plus

vénérable témoin du sacre des évêques et de l’ordination des prêtres et des diacres, n’use, dans sa traduction latine du IV® siècle, que du simple mot ordinatio, comme le faisait saint Jérôme dans le passage rapporté plus haut. Mais le terme, quelque imprécis qu’il soit, recouvre déjà toute l’ampleur du cérémonial que nous allons retrouver dans les documents plus récents, imposition des mains, prière solennelle avec invocation du Saint-Esprit, puis baiser de paix indiqué explicitement pour la consécration épiscopale. La célébration du saint sacrifice termine la cérémonie.

Les anciens documents liturgiques emploient encore pour

désigner la consécration des diacres le terme benedictio qui est aussi très exact : ainsi fait le sacramentaire léonien. Le

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