GRACE DU DIACONAT
clairement désigné quand il avait demandé à Timothée : ut resuscites gratiam Dei que est in te per impositionem manuum mearum. — « Veille à faire revivre cette grâce divine qui réside en toi, du fait que tu as reçu de moi l’imposition des mains » (II Tim., 1, 6). C’est une grâce spéciale de sainteté, qui doit, à l’avenir, assurer le secours divin pour l’accomplissement des devoirs du ministère sacré. À l’avance elle fortifie ceux qui la reçoivent, en vue des difficultés qu’ils auront à vaincre. De Dieu l’on attend qu’il l’accorde large et abondante aux âmes qu’il a choisies :
Emitte in eos, quæsumus Domine, Spiritum sanctum, quo in opus ministerti tui fideliter exsequendi septiformis gratiæ tuæ munere roborentur. « Répandez en eux, Seigneur, votre Esprit-Saint, afin que par lui z/s soient Jortifiés du don septiforme de votre grâce, et qu’ils puissent ainsi accomplir fidèlement leur ministère SaCrÉ ».
Ce don de force, Spiritum ad robur et ad resistendum diabolo et tentationibus eius, fait écho au charisme spécial
du premier diacre, saint Étienne, dont il est dit au livre des Actes qu’il était tout rempli de la grâce divine et de la force surnaturelle. Stephanus autem plenus gratia et fortitudine (Act., vi, 8). Saint Grégoire paraît s’être inspiré de cette formule de son sacramentaire dans son Exposé sur les livres des Rois ! : Il s’agit du sacre royal de Saül. « Samuel Saul in principem unxit ; Deus autem ei cor aliud immutavit, quia sacro-
rum ordinum sacramenta ab ecclesiæ doctoribus, foris accipimus, sed sacramentorum virtute ab omnipotente
Deo interius roboramur. Virtus vero sacramenti gratia
est Spiritus septiformis quam certe gratiam qui accipiunt
quasi alio accepto corde immutantur, quia quos gratia