Pont. rom., De ordin. presbyteri
comme cause méritoire, dans les plus simples bénédictions
données aux petits enfants comme en celles qui accompagnent
l’administration des sacrements. « Tout ce qui doit être sanctifié dans l’Église de Dieu, disait saint Augustin, est consacré par le signe de croix du Seigneur. » Per crucem Christi in celebratione sacramentorum ejus bonum nobis omne signatur 1.
Et saint Léon en fournissait la raison :
« C’est que votre croix, Seigneur, est la source même des bénédictions, le principe de toutes les grâces », quia crux tua omnium fons benedictionum, omnium est causa graliarum ?.
En vertu de son sacerdoce et parce qu’il offre l’unique sacrifice, le prêtre partage avec le pontife le même pouvoir de bénir, au nom et par la vertu du Christ, les personnes et les choses, avec cette seule différence que le pouvoir épiscopal est plus étendu 5. Le droit est indiqué au IVE siècle, par les Constitutions Apostoliques : « L’évêque bénit et ne peut recevoir
de bénédiction, sauf des évêques, jamais des prêtres ; il impose les mains, ordonne et offre le saint sacrifice. Le prêtre bénit et n’est pas béni ; cependant il reçoit la bénédiction de l’évêque et de ses confrères dans le sacerdoce ; il impose les mains, il n’ordonne pas. — Le diacre ne bénit pas, il ne peut aucunement donner la bénédiction, il n’a que la faculté de la recevoir de l’évêque et des prêtres 4 ».
Si l’usage du Pontifical est réservé à l’évêque, le Rituel