Constit. apost., VIII
reste par excellence le livre du prêtre soit pour l’administration des sacrements !, soit pour les bénédictions prévues pour toutes les circonstances de la vie chrétienne ?. Tertullien ÿ a relevé, comme caractéristique de la vie des simples fidèles au Ie siècle, la fréquence du signe de croix comme accompagnement ordinaire des moindres actes de la vie quotidienne ; et, vers la même époque, Clément d’Alexandrie mentionne l'usage des prêtres d’imposer les mains aux fidèles, et de les bénir au commencement et à la fin du jour, avant et après les repas ÿ.
Les titres du Rituel montrent aussi que jadis le prêtre intervenait plus qu’il ne le fait maintenant dans la vie des fidèles ; et c'était toujours pour bénir : les demeures, les objets du mobilier, les aliments, les remèdes et les fortifiants, la chair des animaux et les récoltes, tout ce qui de près ou de loin peut concourir à la vie et à son entretien. En insérant les plus usuelles de ces bénédictions, le Missel romain exprime discrètement le vœu qu’on y recoure fréquemment : pour l’eau bénite, d’usage constant dans les demeures des fidèles, pour le pain, les fruits et tous les genres d’aliments, les demeures et les appartements. Les fidèles doivent pouvoir se sentir comme entourés de la bénédiction d’en haut :
Domine, ut scuto, bonae voluntatis tuæ coronasti nos!
La bénédiction et la distribution du pain bénit était d’usage universel dans les monastères ; elle s’était conservée très généralement en France.
Les cérémoniaux monastiques contiennent pour la procession dominicale une série de bénédictions reproduites des
Dit. Ta VIT.
Tit. VIII et appendice.
De corona militis, c. vrrt.
CLÉMENT D’ALEXANDRIE, Peædagogus, 1. III, xI. P. G., vint,