‹ Le pontifical romainChapitre 212 sur 240 · L'ŒUVRE DE DIEU · texte numérisé non relu

L'ŒUVRE DE DIEU

La seconde prière, Exaudi nos, traduit sous forme de supplication ce vœu commun, et donne plus de relief encore à cette pensée de l’abondance des bénédictions sur lesquelles on sait pouvoir compter :

« Répandez en eux, Seigneur, la grâce si puissante du sacerdoce ; nous vous les présentons afin que de votre bonté ils reçoivent leur consécration : comblez-les des largesses sans fin de votre don divin ! »

« Vous avez voulu, Seigneur, que celui que vous avez élu se laisse imposer le fardeau du sacerdoce : daignez donc remplir son âme du don gracieux de votre Esprit saint ! »

Cette antique formule du rituel byzantin fait écho à la même idée et nous montre déjà ce que sera la grâce spéciale du sacrement.

Seconde caractéristique, mise en valeur dans la consécration du prêtre : toute cette œuvre de consécration est de Dieu seul.

« C’est l’homme qui impose les mains, mais c’est

Dieu qui accomplit tout le mystère », disait saint Jean Chrysostome !. C’est l’une des idées fondamentales de la théologie sacramentaire. De Dieu même est le choix des futurs prêtres :

hos famulos suos quos ad Presbyterii munus elegit, disaient à l’instant nos textes du Pontifical ; — Æos rectores

ecclesia accipit quos Spiritus Sanctus præparavit, écrivait déjà saint Léon ?, et, avant lui, saint Cyprien de Carthage : Dominus qui sacerdotes sibi in ecclesia sua eligere

et constituere dignatur ÿ. La contemplation de saint Denys sur les divins ordres, dans sa Hiérarchie ecclésiastique, insistait de même sur le caractère strictement divin de la vocation au sacerdoce.

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