‹ Le pontifical romainChapitre 213 sur 240 · Ep. XLVIII, ad Cornelium · texte numérisé non relu

Ep. XLVIII, ad Cornelium

Dieu est déjà l’auteur du choix, la conséquence logique s’impose : c’est à Dieu lui-même que l’évêque s’en remet du soin d’accomplir la consécration qu’il a résolu de conférer par le ministère de ses pontifes, simples instruments de sa grâce toute-puissante. C’est Dieu que le prélat consécrateur invoque directement à l’instant même de la consécration :

Deus honorum auctor et distributor omnium dignitatum … da quæsumus omnipotens Deus in hos famulos tuos… Dieu, Père tout-puissant et éternel, de qui découlent comme de leur principe toute noblesse et toute dignité, vous qui réglez tout avec sagesse, vous avez adjoint à l’ordre des pontifes, pour l’assister et coopérer à la même œuvre, des hommes du second rang et de dignité inférieure. Dans le même dessein providentiel, vous aviez donné aux apôtres de votre Fils des coopérateurs, chargés d’enseigner eux aussi la doctrine ; ils ont accompli leur ministère de simples collaborateurs, et rempli le monde de leurs prédications. Veuillez donc, Seigneur, nous accorder à nous aussi de semblables aides qui nous seront plus utiles du fait que nous sentons plus notre faiblesse.

Da quœsumus omnipotens Pater in hos famulos tuos Presbyterii dignitatem.…

innova in visceribus eorum Spiritum sanctitatis ut acceptum a te, Deus, secundi meriti munus obtineant. «Père tout-puissant, marquez vos serviteurs ici présents du caractère sacerdotal ; renouvelez en leurs âmes la grâce de la sanctification, 2nnova in visceribus eorum Spiritum sanctitatis !, afin qu’ils reçoivent pleinement de vous ce privilège du second ordre de la hiérarchie ! »

Ces paroles sont ce qu’il y a de plus solennel dans l’ordination : elles énoncent clairement ce qu’elles produisent, de pair

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