Decretum, 1. II, 55. P. L., CxL
VIIIe siècle, puisque les missels gélasiens transcrits à cette époque l’insèrent dans leur rituel. Le plus ancien gélasien, celui du Vatican, la connaissait déjà, mais une erreur de copiste l’avait indûment affectée à l’ordination des sousdiacres. Au IX® siècle, l’usage de l’onction pour les prêtres est courant, la question de Rodolphe de Bourges le prouve assez. Amalaire dit aussi : Hunc morem tenent episcopi nostri (Galliæ), manus presbyterorum ungunt de oleo 1.
Théodulphe d'Orléans, à la même époque, insère, dans le Capitulaire aux prêtres de son diocèse, le décret attribué à tort par Burchard à saint Augustin : Oportet vos semper
memores esse. Sacræ quam în manibus suscepistis unctionis… ?.
Il est probable que ce capitulaire est de la composition de Théodulphe lui-même ; en tout cas, il atteste d’une façon incontestable l’usage gallican au IX€ siècle. Comme, d’autre part, les Sratuta du VIe siècle ne disent encore rien de cette onction, il est vraisemblable que l’usage en Gaule n’en est pas antérieur à la fin du VII siècle.
Le symbolisme de ce rite expressif est sagement indiqué par Amalaire : « Il convient que les mains des prêtres reçoivent
Ponction sainte, afin d’être assez pures pour offrir à Dieu le saint sacrifice, et assez puissantes pour répandre largement les biens spirituels. » Ut sacerdotum manus mundeæ sint ad offerendam hostiam Deo et largæ ad cetera officia pretatis à.
Les canonistes n’ont jamais regardé ce rite comme essentiel. S’il était omis durant la cérémonie, on le suppléerait simplement ensuite, sans recommencer l’ordination. L’huile des catéchumènes est encore moins essentielle. Autrefois on employait le saint chrême. Aujourd’hui on ne reprendrait rien si l’on
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