S. CYPRIEN, Epist. LX XIII, 9 et LXXIV
3. S. CORNEILLE, Epist. ad Fabium, dans EUSÈBE, Hist. eccl., VI, 43. P. G., XX, 623-624.
dès l’origine ; elle est attestée au moins implicitement par la sainte Écriture, les Pères et les liturgies les plus anciennes.
2. Cependant il existe entre eux des liens tellement étroits que de temps en temps saint Paul représente les deux rites comme formant l’initiation complète du chrétien. Les Pères apostoliques ne mentionnent qu’un seul mystère, celui de la régénération, qui comprend la naissance à la grâce et la réception de l’Esprit. Pendant longtemps après eux les Grecs, soit les Alexandrins, soit les Syriens, ne se préoccupent guère de distinguer. Ceux mêmes parmi les Latins qui distinguent nettement les effets, désignent souvent les deux institutions sous le même nom. Saint Cyprien, par exemple, ne craint pas de nous dire qu’au baptême, per baptisma, nous recevons le Saint-Esprit, et qu’après avoir ainsi participé à la grâce baptismale ef au don de l'Esprit, nous pouvons recevoir la sainte communion !. C’est également au baptême, écrit un auteur du IVe ou Ve siècle, commentant l’épiître aux Hébreux, que le don de l'Esprit Saint nous est conféré par Pimposition des mains, donum etiam Spiritus Sancti, quod DATUR IN BAPTISMATE per impositionem manus episcoporum ?. — In baptismate, c’est-à-dire au cours de l’administration solennelle du baptême, qui réunit les deux sacrements de baptême et de confirmation. Primitivement, l’un ne va jamais sans l’autre, la confirmation constituant à l’état de chrétien parfait le néophyte qui vient de naître, dans le baptême, à la vie de la grâce.
Entre les deux rites sacramentels existe la plus étroite dépendance. Tertullien va jusqu’à dire que la régénération baptismale est une préparation à la réception de l’Esprit-Saint.
Non quod in aquis (—in baptismo) Spiritum Sanctum consequamur, sed in aqua emundati sub angelo (—sub