‹ Le pontifical romainChapitre 45 sur 240 · In Hebr., xr1. P. L., LXVIII · texte numérisé non relu

In Hebr., xr1. P. L., LXVIII

manu episcopi), Spiritui Sancto PRÆPARAMUR. Hic quoque figura præcessit : sic enim Joannes præcursor Domini fuit præparans vias eius. Ita et angelus (episcopus), baptismi arbiter, superventuro Spiritui Sancto vias dirigit ablutione delictorum :.…

Il ne faudrait pas exagérer la portée de ce texte de Tertullien qui semblerait donner à la confirmation l’avantage sur le baptême, comme si le baptême ne constituait qu’une simple disposition à recevoir un don plus éminent et au moins aussi indispensable. Tertullien ne dit pas cela ; il établit la relation entre les deux rites, le baptême ouvrant les voies à l’effusion de l’Esprit-Saint, ce qu’Origène disait déjà du baptême conféré par Philippe aux gens de Samarie ; « à ceux, dit-il, qui étaient bien disposés, ce baptême prépara la voie pour une large effusion de l’Esprit-Saint, à ce point que Simon voulut acheter ce don merveilleux 2. »

Le baptême trouve son complément et son achèvement dernier dans la confirmation, mais il reste acquis que le baptême seul est vraiment indispensable au salut. « Aussi les malades qui, après le baptême, quittent ce monde sans avoir reçu l’imposition des mains de l’évêque, sont pourtant considérés comme des chrétiens achevés », pro perfectis fidelibus *. C’est la doctrine clairement énoncée dès le IIIe siècle et elle n’a pas varié ; mais elle a laissé place à la charitable initiative du PAPE S. SILVESTRE, au ÎIVE siècle, qui ordonna aux simples prêtres, ministres du baptême, d’administrer une onction de chrême aux néophytes, afin que ceux qui viendraient à mourir sans le sacrement de confirmation, ne perdissent pas complètement la grâce qui y est attachée. C’est que la confirmation est caractérisée par les Pères comme le perfectionnement, l’achèvement de ce qui est conféré dans

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