L'ONCTION
pour lui obtenir l’effusion large et abondante des dons de PEsprit-Saint.
Toute la tradition ecclésiastique s’est conformée à cette institution des temps apostoliques. Nous l’avons rencontrée dans les textes cités plus haut de Tertullien, S. Cyprien, S. Jérôme. Les Excerpta Theodoti recueillis par Clément d'Alexandrie ! attestent, même au II® siècle, l’existence de ce rite chez les gnostiques Valentiniens, qui sans aucun doute l’avaient emprunté aux catholiques. Il s’est maintenu constamment dans l’usage occidental, comme l’attestent les livres liturgiques. Mais en Orient, passé le IV® siècle, il n’en est plus fait mention dans les collections liturgiques, sauf chez les Alexandrins et les Chaldéens. L’antique formule qui lPaccompagnait à l’origine s’est conservée, mais dépouillée — au moins dans le rit byzantin — de sa vraie signification. Quoi qu’il en soit, l’imposition des mains en Orient se confond désormais avec le geste de l’onction, déjà en usage du reste depuis longtemps.
II. — L’onction que tous les documents liturgiques latins prescrivent aussi bien que les orientaux, n’est pas formellement désignée comme rite de la confirmation dans le Nouveau Testament. Il n’en est pas question au chapitre VIII des Actes, qui donne une énumération très complète, semble-t-il, du cérémonial observé par les apôtres en pareille circonstance ; il est donc probable que l’onction ne fut pas usitée dans le principe. Le rite était pourtant bien connu sous la loi mosaïque. Les grands-prêtres et les rois recevaient l’onction d’huile ; et pour les prêtres l’onction suivait une ablution d’eau. D’autre part, saint Paul rattache le don de lEsprit à l’idée de l’onction ? : mais on ne saurait dire s’il s’agit d’une onction matérielle, ou simplement d’une onction mystique comme celle que reçut Notre-Seigneur. Il s’agit ici