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2. … (Qui unxit nos Deus : qui et signavit nos et dedit pignus Spiritus
« in cordibus nostris. » II Cor., 1, 22.
de la vocation apostolique, symbolisée par une onction et par un sceau ; mais dans le passage parallèle (Eph., 1v, 30), il s’agit des chrétiens ordinaires, auxquels il est dit : « N’allez pas attrister le saint Esprit de Dieu en qui vous avez été marqués d’un signe en vue de la rédemption » ! … De part et d’autre, il est question d’un « sceau » imprimé dans l’âme par l'Esprit de Dieu, et d’une «onction » mystérieuse qui en est le symbole. Saint Jean mentionne aussi cette même onction reçue du Dieu « Saint » et que tous doivent s’étudier à conserver intacte ?.
Si ces témoignages n’impliquent pas nécessairement l’usage d’une onction rituelle, ce sont eux du moins qui ont inspiré la pratique ecclésiastique ; certaines des expressions de saint Paul ont passé dans les formules liturgiques. En tout cas, dès le Ife siècle, l’usage de l’onction est bien attesté à côté de limposition des mains. Les gnostiques le connaissaient déjà %. Tertullien, saint Corneille, comme on l’a vu plus haut, et beaucoup d’autres auteurs latins après eux mentionnent explicitement tantôt l’onction, tantôt la consignatio ou le signaculum ce qui revient au même, parce que l’onction se donnait sur le front en forme de croix : frontem oles signare, dit le pape saint Innocent cité plus haut. Rufin dans la traduction d’Eusèbe qui nous a conservé la lettre du pape saint Corneille ( 253) à Fabius d’Antioche, emploie le mot signaculum chrismatis, qui implique la matière et la forme de l’onction, onction de chrême en forme de croix. C’est la traduction du terme grec ogpayishivst de l’original. On trouve ce terme employé déjà par Clément d’Alexandrie, ITe siècle, dans ses Siromates, 11, 5, où il distingue nettement entre le Barnisua et la paxdoux copayis : il est resté dans
1. Nolite contristare Spiritum Sanctum Dei, in quo signati estis, in diem redemptioms. Ephes., IV, 30.