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du saint chrême, telle qu’elle s’est conservée au livre IIIe du Pontifical romain, nous fournit un très utile supplément d’information, attendu que le chrême est consacré en vue des sacrements, de la confirmation en particulier. On y demande à Dieu d’intervenir dans cette créature par sa toute-puissante opération, et d’en faire pour les baptisés le « chrême du salut » : uf sit his qui renaii fuerint ex aqua et Spiritu sancto CHRISMA SALUTIS, eosque æternæ vitæ participes et cœlestis gloriæ faciat esse consortes.
C’est l’expression qu’employait déjà Saint Léon en s’adres-
sant aux néophytes : Renati per aquam et Spiritum Sanctum accepistis CHRISMA SALUTIS ef SIGNACULUM 7ifæ æternæl. Et nous la retrouvons dans la formulei de l’onction : Conjfirmo te CHRISMATE SALUTIS, de même que dans Pinvocation de la confirmation, sous sa forme la plus courte : Deus omnipotens Pater Domini nostri fesu Christi, qui te regeneravit ex aqua et Spiritu Sancto… ipse te linit CHRISMATE SALUTIS.
La formule en usage en Italie, au IVE siècle, donnait comme variante : 2pse te Diniet Spiritu Sancto, « que le Seigneur vous accorde l’onction de l’Esprit-Saint ! » Le fait est significatif, il nous montre que CHRISMA SALUTIS correspond au don même du Saint-Esprit. En effet l’Esprit-Saint est représenté par saint Paul, dans le passage de la Deuxième aux Corinthiens, 1, 22, et dans l’épître aux Éphésiens, I, 13-14, comme «le gage de notre salut », pignus hereditatis nostre. La formule des Canons d’Hippolyte employait, comme correspondant au Chrisma salutis et au don de l'Esprit, l’expression analogue pignus regni tui, « accordez le gage de votre royaume. » Dans les formules parallèles, il est plus commun de trouver la mention pure et simple du Saint-Epsrit, ou des dons du Saint-Esprit.
C’est le cas de notre grande formule d’invocation au Ponti-