‹ Le pontifical romainChapitre 64 sur 240 · LE DON DE FORCE · texte numérisé non relu

LE DON DE FORCE

de saint Paul : Quicumque Spiritu Dei aguntur, ii sunt filii Dei (Rom. VII, 14). Aguntur enim ut agant, non ut ipsi nihl agant!.

Parmi ces dons, se trouve celui de force, et c’est avec raison que, se basant sur les données de la tradition primitive, les théologiens ont de bonne heure insisté sur ce don comme formant le fruit très spécial de la Confirmation. Ce qu’en dit le Catéchisme du Concile de Trente après saint Thomas ? est basé sur un document attribué faussement par l’auteur des décrétales au pape Melchiade, mais qui est l’œuvre d’un théologien du Ve siècle 5. On en a fait un grief à l’enseignement et à la pratique de l’Église romaine. Ce n’est pas sérieux. Car la doctrine contenue dans ce document, apocryphe il est vrai mais vénérable, repose sur la tradition la plus autorisée.

In baptisato, dit cet auteur du V® siècle, benedictio illa (c’est-à-dire l’imposition des mains de la confirmation) MUNITIO EST ; #7 Christo custos et consolator et tutor est …; Spiritus Sanctus in fonte plenitudinem tribuit ad innocentiam, IN CONFIRMATIONE AUG- MENTUM AD GRATIAM. Post baptismum confirmamur ad pugnam. Tertullien disait déjà : caro signatur ut anima MUNIATUR °; de même encore saint Cyrille de Jérusalem enseignait clairement que «par le baptême et lonction mystique, revêtus des armes de l’Esprit, nous pouvons résister à toutes les puissances adverses 6. » La confirmation est donc bien, d’une façon spéciale et d’après son nom même, le sacrement qui fortifie, qui augmente et raffermit la grâce déjà reçue, qui prépare aux luttes de la vie

. De Correptione et gratia, Il, 4.

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