ORDINATIONS À LA MESSE DOMINICALE
convient, avec le jour qui rappelle la résurrection du Sauveur 1. »
Nous avons ainsi l’explication du circa vesperam de saint Gélase qui désigne la vigile commencée le soir pour se terminer le dimanche de grand matin. Cette messe de vigile tenait lieu de la messe dominicale. Depuis les VIIe et VIIIe siècles, la messe des Quatre-Temps a été anticipée dès la 9€ heure d’abord, ad nonam (trois heures de l’après-midi), puis jusque dans la matinée, et le dimanche s’est vu attribuer une messe nouvelle : mais l’évangile de celle-ci reste toujours l’évangile du samedi, dernier vestige de la fusion antique de ces deux jours liturgiques.
On voit, d’après le témoignage de la Tradition apostolique, l'importance que l’on donnait, dans la plus haute antiquité, au renouvellement périodique de la hiérarchie, au fur et à mesure des besoins des différentes églises. Les ordinations, comme l’administration du baptême, se célébraient le dimanche devant tout le peuple assemblé ; — c’est encore ce dont témoignent les Constitutions et saint Justin ; — elles avaient l'évêque pour ministre, et le presbyterium y participait pour l’ordination des prêtres, dans la mesure de ses pouvoirs. C'était vraiment une fonction de l’église tout entière.
Elle est restée telle ; et bien qu’on ait dans la suite fixé des jours spéciaux pour sa célébration, on a respecté son affectation au jour du Seigneur. Saint Léon nous donne la raison pour laquelle le dimanche convenait éminemment aux