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Act., XIV

en union avec leurs « diacres », saint Polycarpe un peu plus tard les qualifie de « prêtres ! ».

Ces « prêtres-évêques » célébraient le saint sacrifice, administraient les sacrements, présidaient en tout à la direction des communautés, mais les Apôtres conservaient sur toutes un pouvoir ordinaire de juridiction. Au moment de disparaître, comme ils prévoyaient, remarque saint Clément à la fin de ce Ier siècle 2, « que des rivalités s’élèveraient au sujet de la charge épiscopale », ils choisirent parmi les membres du presbyterium de chaque église un chef hiérarchique, qui désormais aurait la plénitude de juridiction avec tous les pouvoirs sacerdotaux, les simples prêtres ne jouissant plus que de pouvoirs limités. L’évéque unique dans chaque Église remplaçait l’apôtre et lui succédait dans toutes ses prérogatives ; les prêtres autour de lui n’occupaient plus que le second rang, les diacres continuant à remplir leur ministère sacré au troisième. La hiérarchie à trois degrés était ainsi nettement établie.

C’est la situation attestée pour les églises d’Asie-Mineure par l’Apocalypse, et surtout, quelques années après, vers 107, par les épiîtres de saint Ignace d’Antioche, où l’on voit constamment indiquée la hiérarchie à trois degrés, comprenant désormais l’évêque unique, les prêtres ou le presbyterium, et les diacres.

Les six premiers livres des Constitutions apostoliques, qui datent du IIIe siècle, confirment ces données : ils attribuent à l’évêque tous les pouvoirs d'enseignement et d'administration des sacrements ; aux prêtres l’enseignement ; aux diacres le soin d’aider l’évêque, surtout dans la distribution des aumônes 5,

1. Phl., 1, 1 3 S. POLYCARPE, Epist. ad Phil., v, édit. Aug. Lelong, Les Pères apostoliques, Paris, 1910, p. 116. — Cf. DIDACHE, XV, I, 2.

2. Cf. S. CLÉMENT, Epist. ad Cor., XLII-XLIV ; S. IRENÉE, Ado. hæres., 111, 3 ; TERTULLIEN, De præscriptione, 32.

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