‹ Le pontifical romainChapitre 76 sur 240 · HIÉRARCHIE PRIMITIVE · texte numérisé non relu

HIÉRARCHIE PRIMITIVE

Pour ce qui est de Rome, nous avons la certitude qu’à époque de saint Clément, très peu d’années après les apôtres, la hiérarchie régulière à trois degrés est nettement reconnue. Saint Clément parle en effet dans sa lettre aux Corinthiens des fonctions liturgiques de chaque ordre: «l’évêque, doytepeus, a ses attributions propres ; les prêtres, lepeis, ont une place spécialement assignée à leur dignité, et les lévites ont aussi leur ministère. ! » Au IIe siècle, la tradition était que l’épiscopat d’un seul, ou monarchique, avait existé à Rome depuis les apôtres. En 160, Hégésippe nomme Éleuthère, qu’il a vu succéder à l’évêque de Rome, Soter, lui-même successeur d’Anicet ?. Vers 175, saint Irénée donne la succession ininterrompue des évêques monarchiques de Rome depuis saint Pierre jusqu’à Anicet: Fundata jam et ædificata Ecclesia (Romana) beatissimi apostoli (oi dmostoho:) Petrus et Paulus episcopatus officium Lino tradiderunt.… % Et plus tard, Tertullien est l’écho de la même tradition 4.

Cette hiérarchie à trois degrés se développa dans la suite des âges, à Rome en particulier, suivant les besoins nouveaux des communautés de plus en plus nombreuses. Dès les origines, les Douze encore réunis à Jérusalem avaient reconnu la nécessité d’attribuer à des ministres inférieurs les soins temporels de l’Église auxquels ils ne pouvaient suffire eux-mêmes. Ce fut l’occasion de l’élection des sept premiers diacres (Act., vi). On imita cet exemple dans les autres communautés 5, et saint Pierre passe pour avoir ordonné sep{ diacres pour l'Église de Rome 5. Le nombre de sept diacres y fut de tout temps observé dans la suite, et nous savons que ce fut à ces

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