‹ Le pontifical romainChapitre 86 sur 240 · FORMES DE LA TONSURE · texte numérisé non relu

FORMES DE LA TONSURE

main», tondre la chevelure, more Romanorum tonsurati sunt\.

L'Église elle-même sanctifiait cette offrande de la chevelure, quand elle était faite à Dieu soit au nom des enfants par leurs parents soit par des adultes de leur propre mouvement.

Les anciens sacramentaires avaient à cet effet une formule intitulée ad capillaturam (infantuli, ajoutaient certains documents), sous-entendu deponendam. L'usage a disparu en Occident, mais s’est conservé chez les Grecs, qui coupent les cheveux des petits enfants quelque temps après leur baptême, et font de cet acte l’objet d’une cérémonie liturgique.

Anciennement la formule latine pour l’usage des enfants pouvait servir également pour les adultes. Mais il y en avait une autre qui leur était spéciale, et que nous avons conservée au livre ITI du Pontifical avec son titre « pour la coupe de la (première) barbe ?,» ad barbam tundendam. Jadis elle se présentait en général unie à la précédente et à l’ordo de la tonsure «ad clericum faciendum ?.» C'était encore la disposition du Pontifical romain de 1485 et 1497, sauf que l’oraison ad capillaturam avait déjà disparu.

Cette coupe des cheveux et de la barbe restait facultative ; mais aux clercs et aux moines il était strictement prescrit de se faire couper les cheveux, et c’est surtout pour eux que la cérémonie portait le nom de fonsura. Le rite de la tonsuratio marquait, ou accompagnait, au moyen âge, l’entrée dans la cléricature et dans la vie monastique.

Bien que, dès le VITE siècle, au témoignage de saint Isidore #,

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