‹ Le pontifical romainChapitre 88 sur 240 · TONSURE MONASTIQUE · texte numérisé non relu

TONSURE MONASTIQUE

toto capite, inferius SOLAM CIRCULI CORONAM relinquant. Non sicut huc usque in Gallie partibus facere lectores videntur, qui prolixis comis in solo capitis apice modicum circulum tondent.

Telle fut, pendant de longs siècles, la tonsure cléricale en Occident ; c’est elle que le moyen âge a connue sous le nom de fonsure de saint Pierre, à cause de son origine présumée 1,

Mais les moines semblent avoir conservé longtemps la tonsure primitive, qui consistait simplement à porter les cheveux courts, et que l’on désignait communément sous le nom de tonsure de saint Paul ?. Saint Benoît n’en connut probablement pas d’autre : mais c’était une marque distinctive suffisante pour qu’il pût reprocher aux mauvais moines de mentir à Dieu par Zeur tonsure. Quand les moines entrèrent dans la cléricature, ils adoptèrent la couronne cléricale, en lui donnant seulement des dimensions plus grandes ?.

Les Ordres mendiants ont conservé la couronne cléricale du XIIIe siècle, tandis que le clergé séculier a depuis longtemps adopté l’usage de la tonsure simplifiée, usage considéré par le IVe concile de Tolède, cité plus haut, comme une dérogation flagrante aux coutumes reçues.

Comme les moines, les Grecs ne connaissaient, encore après le Ve siècle, que l’ancienne tonsure dite de saint Paul, la tonsure totale, sans couronne. L’exemple du moine Théodore de Tarse, rapporté par Bède, le prouve clairement. Envoyé par le pape Vitalien en Angleterre pour occuper le siège d’York, ce moine grec dut attendre quatre mois avant que, ses cheveux ayant repoussé, il pût recevoir la couronne cléricale romaine : Habuerat enim ionsuram, more Orientalium,

1. GRÉGOIRE DE T'oURS, De gloria Martyrum, 28. Cf. PH. GOBILLOT, OP. Cit., 443-447.

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