‹ Le pontifical romainChapitre 89 sur 240 · BÈDE, Historia eccl. Anglorum, 1V, 1. P. L., XCV · texte numérisé non relu

BÈDE, Historia eccl. Anglorum, 1V, 1. P. L., XCV

3. Cf MABILLON, Preæf. sæc. IIL. Act. OS“ B:; p “106-111. — MarTÈNE, De antiquis Monachorum ritibus, 1. V, c. vil.

sancti apostoli Pauli, ajoute Bède !. Les Grecs et les Orienraux en général, n’en ont jamais eu d’autre : mais ils y ont renoncé de bonne heure pour porter une chevelure abondante.

On sait enfin que les Celtes se vantaient d’avoir conservé la tonsure de saint Fean, que les Romains appelaient par dérision la tonsure de Simon le Magicien ; ils se coupaient au ras le dessus de la tête, et laissaient les cheveux longs sur les côtés. Après beaucoup de discussions assez âpres, ils ne renoncèrent à cet usage particulier qu’au VIII ou IX€ siècle ?. Mais la coutume se conserva en Angleterre, puisque le port des cheveux coupés à la mode des «enfants d’Édouard », n’est qu’une réminiscence de l’antique tonsure celtique !

Il y a eu dans l’Église différentes manières de pratiquer le rite de la tonsure ; maïs il n’y avait au fond qu’une pensée commune à tous : faire à Dieu par amour l’offrande de sa chevelure, en signe d’appartenance à son service, qui ad deponendum comas capitum suorum pro ejus amore festinant. En sacrifiant sa chevelure, le clerc ou le moine, disons également la moniale, fait acte de religion envers Dieu, c’est un renoncement, un dépouillement, déjà une sorte de consécration. Cette pensée, exprimée dans l’ancien formulaire du grégorien, s’applique aussi bien à la tonsure primitive qu’à la couronne cléricale. Au moyen âge, on a pensé que la forme de couronne donnée à la tonsure avait surtout pour but d’imiter la couronne d’épines de Notre-Seigneur . Nous retrouvons un écho de cette tradition dans notre dernière formule : Omnipotens sempiterne Deus propitiare peccatis …

1. Hist. eccl. angl., 1V, 1.P. L., xCv, 172. Cf. miniature du VIIT® siècle dans SILvA-TAROUCA, Giovanni e l’Ordo rom., p. 179.

2. SMITH, De tonsura clericorum, dans Migne, P. L., XCV, 327-332. — D. GouGaup, Celtiques (Liturgies) dans Dict. d’arch. et de lit., C, col. 2997.

3. AMALAIRE, De eccl. off., II, 5 ; IV, 39 ; RHABAN MAUR, De instit. cleric., 1, 3 ; déjà BÈDE, Vita s. Cuthberti.

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