LA VÊTURE
ut sicut similitudinem coronæe tuæ eos gestare facimus in capitibus. … Elle n’est malheureusement pas très ancienne 1.
Qui habitum religionis in eis conservet. —L’offrande à Dieu de la chevelure accompagne, comme elle l’a toujours fait, l'entrée en religion ou dans le clergé. Elle était la conséquence nécessaire de cette démarche, qui impliquait un autre rite dont nous trouvons la mention dans notre oraison grégorienne. On demande à l’Esprit-Saint de conserver au nouveau clerc, ou moine, l’habitum religionis, c’est-à-dire le vêtement clérical ou monastique, qu’il vient de recevoir à son entrée dans cette vie nouvelle. Depuis longtemps l'entrée dans la vie cléricale, ou dans la vie religieuse, est marquée par la réception d’un habit spécial qui est la caractéristique extérieure de cette vie nouvelle. Mais la question d’origine de cette coutume est obscure. Il faut distinguer entre les clercs et les moines.
Pour les clercs, il est sûr qu’en règle générale, dans les cinq premiers siècles, ils ne se distinguèrent aucunement des laïcs par leur vêtement. Ils se revêtaient comme tout le monde de la funica, ou vêtement de dessous à longues manches ; puis, surtout dehors, d’une funica plus courte qui formait le vêtement de dessus (colobium ou dalmatica) ; enfin, en guise de manteau, ils portaient soit le pallium ou la planeta des personnes riches, soit la cappa des gens du peuple. Même dans les fonctions liturgiques, ils n’avaient pas d’autres vêtements, sauf qu’ils prenaient à cet effet ce qu’ils avaient de plus convenable, et que, dès le IVe siècle, l’usage s’introduisit de porter dans les fonctions solennelles des tuniques blanches (albas), et des vêtements de dessus un peu plus riches. Au contraire, dans la vie ordinaire ils évitaient la couleur