CHAPITRE VII
Les industries rochelaises secondaires
Pour être complet, il nous faut donner quelques indications succintes sur d’autres industries qui, à un titre quelconque, participent à l’activité du port.
Constructions navales. — Le port de La Rochelle ne peut pas être un centre de constructions navales pour différentes raisons : l’avant-port de La Rochelle a une profondeur insuffisante pour permettre le lancement de grosses unités. Les chantiers ne disposent, d'autre part, que d’un espace restreint au Nord de l'entrée du havre d’échouage à La Rochelle-Ville.
Les industries métallurgiques qui s’y sont rassemblées se bornent à la réparation et à l’entretien des navires à vapeur. Les chantiers de construction proprement dits fabriquent et réparent des navires en bois : voiliers de pêche, navires de plaisance, canots de sauvetage et même quelques petits chalutiers en bois.
Les plus importants sont les chantiers Delmas frères et Vieljeux
-qui ont construit en 1920 et en 1921, quatre remorqueurs de haute
mer. Ces chantiers sont depuis 1923 concessionnaires des formes de radoub du bassin de La Rochelle-Pallice et bornent leur activité à entretenir et à remettre à neuf les navires de la Société Delmas frères et Vieljeux.
Les chantiers Chassaigne ont construit depuis la guerre un chalutier en bois de ro1 tonneaux de jauge brut.
Entrepôt frigorifique. — Cet entrepôt construit sur les terrepleins de la deuxième zône Nord du bassin de La Pallice a été ter-
miné «en 1918. Il s'élève à 8o mètres du bassin. Il mesure 39 mètres de long, 26 mètres de large et 22 mètres de haut; il a une capacité de 300 tonnes; il est relié aux quais par voie ferrée.
Le besoin de posséder un entrepôt frigorifique s'était fait sentir pendant la guerre lorsqu'il était importé de grosses quantités de viandes frigorifiées pour les années en campagne. Les hostilités terminées, les importations de viandes frigorifiées continuèrent, car le cheptel français décimé ne pouvait plus suffire aux besoins de la consommation. Mais bientôt les importations commencèrent à décroître. Après une éclipse de plusieurs années dûe à des droits de douane prohibitifs, elles ont légèrement repris en 1931.
1919: 261,000 tonnes * 1820: 1.284 tonnes 1920 : 153.000 » 1927 : 253 ) 1924 : 3.944 ) 1928-1923 A
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L'entrepôt frigorifique, ces dernières années, a été plus particulièrement utilisé pour la conservation des œufs et beurres et des denrées alimentaires périssables importées.
Céréales.
Pendant la guerre, il fut importé de grosses quantités de blé : 184.000 tonnes en 1915. Des installations perfectionnées avaient été installées qui permettaient une vitesse de déchargement de 700 à 1.000 tonnes par journée de neuf heures. En 1916, un particulier avait obtenu la permission d'installer sur le quai Bouquet de la Grye un appareil élévatoire à grains. Nous avons déjà indiqué les caractéristiques de cet appareil dont la Chambre de Commerce a repris l’exploitation en 1930 (1).
Le blé débarqué est stocké dans un hangar clos, bitumé qui peut
(1) Cf. Deuxième Partie, Chapitre II, Section 2 : outillage appartenant à la Chambre de Commerce,
contenir 30.000 quintaux de blé en sacs; le blé peut encore être déposé directement aux magasins généraux pour être warranté.
Depuis la guerre, les importations de blé sont très irrégulières, La Rochelle n’est pas un gros marché du blé d’importation; les régions voisines, exclusivement agricoles, en fournissent généralement des quantités suffisantes pour les besoins de la consommation locale. L’importation des blés étrangers est, du reste, sévèrement réglementée pour protéger les producteurs nationaux et les quantités à importer en franchise des colonies françaises ou pays de ÉOIeeorst sont fixées chaque année d’après l’état de la récolte.
Les importations de blé par La Rochelle ont été :
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pour parer aux insuffisances de la récolte locale. Industries diverses.
Les deux sociétés de produits chimiques installées à La Rochelle : Compagnie Chimique du Sud-Ouest et Société Alsacienne de Produits Chimiques font chaque année quelques importations de matières premières. ;
Une filature : le Comptoir de l'Industrie linière à La Rochelle utilise pour ses fabrications des jutes importés.
Les « Entreprises Industrielles Charentaises » ont été créées pendant la guerre pour monter le raatériel de chemin de fer américain débarqué à La Pallice. Depuis 1923, elles se sont spécialisées dans la construction et dans la réparation du matériel de chemin de fer.
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Elles occupent plus de 2.000 ouvriers et fabriquent du matériel roulant de toutes catégories. Pour les besoins de leur fabrication, elles importent quelques pièces de machine et différentes matières premières.
Deux maisons font à La Rochelle-Ville l'importation de bois du Nord.
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