‹ Le Port de La Rochelle-PalliceChapitre 7 sur 50 · livres · texte numérisé non relu

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| En 1757, 43 navires rochelais sont capturés.

En r1758,:30.

La flotte rochelaise ne compte plus en 1756 que 63 navires jaugeant ensemble 14.970 tonneaux et en 1761, 27 jaugeant 6.730 tonneaux.

Le trafic commercial suit la même courbe décroissante :

En 1750, commerce avec les pays d'Europe.

HAPONONS PERS A 1.797.794 livres EXDOTONORS ee 4.814.472 livres — Commerce avec les îles d'Amérique et le Canada. Importations SE 1 1#04037:320-KVres EXCOTANONSMETE Ta CE 4.814.472 livres En 1760, commerte avec les pays d'Europe.

IMPOTHIONS SEL CRISE RE 1.252.140 livres EXDOTIAHONS ENS SEE ee 20 3.206.539 livres — Commerce avec les îles d'Amérique et le Canada. IMPOrAIONS TER ARE CEE PE 1.614.357 livres

EXDOTIAHONS ES RE Re 109.810 livres

Ce développement continuel du commerce dans fa première moitié du XVIIT siècle ne fut pas favorisé par des améliorations du port existant, améliorations dont le besoin se faisait sentir depuis longtemps.

Sur ses concurrents, la Rochelle présente trois désavantages. Deux d’entre eux tiennent à sa situation naturelle : absence d’arrière pays industriel, manque de voies de communication fluviales vers l’intérieur. Le troisième : port insuffisant pour les besoins du trafic, peut être corrigé.

Disons quelques mots de ces inconvénients : Les exportateurs ne trouvent pas sur place les produits manufacturés réclamés par les colonies. Mais, à ce point de vue particulier, l’avantage d’être le port de la province des cinq grosses fermes rendait un long transport par terre jusqu à La Rochelle moins onéreux qu’un passage entre les lignes de douane successives, interposées entre l’intérieur et les autres ports atlantiques : Nantes et Bordeaux.

En second lieu, la Rochelle souffre de ne pas être situé à l’embouchure d’un fleuve, comme Nantes sur la Loire, Bordeaux sur la” Gironide et même Rochefort sur la Charente. Le transport des marchandises lourdes par eau est facile et peu onéreux, alors que par voie de terre les communications sont plus malaisées et les péages locaux nombreux.

Mais à notre époque, le principal obstacle consiste dans l’insuffisance du port. La digue construite par Richelieu en 1628 avait amené un rapide envasement de la baie. Le port, mal entretenu, était en mauvais état et se comblait de plus en plus. Le chenal d’accès, sinueux, n’était pas assez large ni profond. Il n'avait que 15 à 24 pieds de large et une profondeur moyenne de 3 à 4 pieds : ie était obstrué partiellement par les vases et les galets. NL

Or, avec le développement du commerce d’outremer et les progrès: de l’architecture navale, le tonnage des navires va sañs cesse

en augmentant. En 1723 le plus grand bâtiment de la flotte rochelaise jauge 350-tonneaux, en 1734, 400; en 1746, 800 et 1.000 en 1772.

Pour pouvoir venir accoster les navires sont obligés de s’alléger en rade et leurs cargaisons sont amenées à terre par allèges. C’est une ‘grande perte de temps et une dépense supplémentaire de fret qui peut se chiffrer en moyenne à un quart du prix total demandé.

Un mémoire de la Chambre de Commerce adressé au roi dès 1722 résume en ces termes les doléances des commerçants rochelais (7) : « C’est par le commerce ide La Rochelle que les vins, eaux « de vie et sels de la province de Saintonge, et des îles d'Oléron et « de Ré se consomment. Les denrées du haut et bas Poitou, d'Anjou, « du Maine, de Touraine, du Limousin, d’Angoumois et ide Saintonge « se consomment pour la plupart par le moyen du commerce de mer « qui se fait à La Rochelle. Si depuis quelques années, ce commerce « a diminué, c’est que les négociants ne peuvent plus le faire au « même prix que celui des villes voisines à cause des gros frais qu’ils « sont obligés de faire pour l’armement et le désarmement de leurs « vaisseaux, idepuis que par succession de temps, le port et les rades « de La Rochelle sont comblés et se comblent tous les jours. Les vases « et les sables qui sont depuis la digue jusqu'à l’entrée des tours de « la Chaîne et de Saint-Nicolas, sont si fort haussés et le chenal q.i « décharge le havre si bouché, que la mer ne monte au-dessus qu’une « moitié de ce qu’elle faisait il y a soixante ans, de sorte que tous « les négociants sont obligés d'envoyer leurs vaisseaux à Rochefort, | « ou ailleurs, n’en pouvant plus entrer dans le havre que de très petits « (et idans peu il n’en entrera plus du tout), ce qui cause de si grandes « dépenses qu’ils perdent dans leur commerce, lorsqu'ils vendent « dans l'Amérique ou ailleurs, des vivres et denrées de France, au « même prix que font les négociants de Bordeaux et de Nantes. « quoiqu’ils soient plus à portée de les tirer des provinces qui en « fournissent... »

La Chambre de Commerce ne se contenta pas d’une simple

(7) Cité par DE VAUX DE FOLETIER : histoire d'Aunis et de Saintonge.

protestation. Prenant en mains lés intérêts de ses mandants, elle adressa requêtes sur requêtes au roi et au régent, à l'amiral, au ministre de la Marine.

Ses demandes finirent par aboutir. Des travaux pour l’approfondissement et la rectification du chenal, la création d’une chässe d’eau pour déblayer le port des vases qui l'avaient envahi furent décidés. Les travaux adjugés en 1729 furent exécutés sous la direction du génie militaire et achevés en 1740. Bien qu'ayant coûté plus de 800.000 livres ils n’apportèrent que des améliorations de détail insuffisantes à l’état de chose existant.

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