SCÈNE IT
ais bien poltron,s
LES MÊMES, MARCEL, soutenu par deux matelcts.
D MarcEeLz.—Aïe ! aïe! Doucement... les amis, pucement !
4er ; PET DURS I MATELOT (a
sAêns:zs" . 7 AS Re ss : — LUZ (&u GOCEUT).—NMiajor, v ià ie Pa-
dans l’entrepont, et gémissant comme trente six blessés... Nous n'avons jamais pu savoir c qu’il avait.
MaRCEL.—Aîe |
GARNIER.—Où souffres-tu ?
MarceL.- Partout... Aïe !
Daniez.—Ne l'écoutez pas, c’est une frime Il crie de peur que je ne lui flanque une danse
GanNIER.—Es-tu blessé ?
MarceL.—C'est probable... Aïe!...
GARNIER.—Où donc ?
MarceLz.—Je ne sais pas... Aïe!...
GARNIER. -Ah ça, drôle !...
BouquiIN (à part). — Attendez, attendez... (Pas! sant derrière Marcel, et criant très fort. ) Holà! ho ! gare, ou je tape ! (Marcel, effrayé, se saur à toutes jambes.)
Tous (riant).—Ah! ah! ah!
Bouquin. —Il a retrouvé ses jambes ! (Tous 14 matelots bousculent Marcel et se le repassen (18 main en main. Il vient tomber dans celles de Da niel.)
DanteLz.—Ah ! je te tiens, gueusard !...
MarceEL (se dégageant).—Minute, Daniel !
mots mais pas de gestes !
Danikz.—Pourquoi que tu m'as soutiré u poule noire et trois écus ?
Tous.—Oui, oui, pourquoi ?
Bouquix. - Voyons, parle.
MarceL. - Voici l'affaire, mon ancien. Vo êtes trop savant pour ne pas savoir ce que c'e qu’une poule, père Bouquin.
BouoQuin.—Poule toi-même ! .
MarceL.—C'est ça, vous y êtes... Qu'estqu'on dit d’un poltron ? c’est une poule mouillée e
nt comme trente
DES 1 a la chair de poule ; c'est comme qui dirait la amais pu Savoir ce
poltronnerie en personne.
BOuQuIN.—Eh ben ?
MARCEL.—Kh ben, Daniel, que v'là, vient me demander une magie pour le rendre brave. :
thistuire de tuer sa poltronnerie ; alors je prends [sa poule, je la tue, je la mange...
Tous.—Ah! ah! ah!
DANIEL.—Ce n’est pas tout. le gueux m'a
c'est une frime que une danse.
“el. fait avaler une drogue... , MaRCEL.— Pour te rendre invulnérable.
DANIEL. — Et il m’a pris trois écus pour ça!
MaRCEL.—Le bon vulnéraire est cher.
GARNIER (riart).—Du vulnéraire ?
MarceL.—C'est excellent pour les blessures.
est-ce pas, docteur ?
GARNIER.— Après, oui; mais avant.
MARCEL. —C’est qu'il n’y en avait pas assez... jambes ! (Tous kMDonne-moi encore trois écus.
se le repassen (18 DANIEL.—Ah! c’est trop fort ! Entendez-vous dans celles de Die gredin ?... Attends, attends, je vas te payer Mid'une autre manière !... (court après Marcel ; ueusard !... Mules matelots se rangent de droite et de gauche en nute, Daniel ! deftant et frappant des mains.)
DES MaTELOrS. - En chasse ! en chasse !
D'AUTRES (d Aarcel).—File ton nœud! file ton nœud ! ,
z, attendez... (Pur trés fort.) Molà , effrayé, se saur
m'as soutiré uk
D'AUTRES ( à Daniel). — Harponne-le! har- ? ponne-le !.., ”
LAJOIE (sortant de l'entrepont, la pipe à la bouche.) - :Holà ! ho! qu'est-ce que c’est, les petits amis ?
1on ancien. Vouñ avoir ce que €
BOUQUIN.—Oh ! voilà le creux du père Lajoie, c’est lini de rire ! (Tous s’ar étent.) êtes... Qu'est-il LaJOie. Balayez-moi ie pont, las de vauie poule mouilléifriens !...
oi,
Daniez.—C'est cé gueux de Marcel qui...
Layore. — Hein ! qu'est-ce qui parle? C’est toi, mufle ? :
BouquiN.—Je te conseille de te taire... Le père Lajoie est méchant quand il a bu,
LE MoussE.—Et il boit toujours !
LagJore.— Est-ce fini ?
DANIEL.—Eh ! oui, père Lajoie, puisque mon drôle à décampé.., Mais si je le rattrape...
BouqQuiN.—0h ! le commandant !...
MaRcEL (dans un coin).—Ah! oui, le monstre ! (Tous s'écartent ou se retirent au fond du théâtre.)