LES MÊMES, HENRI
HeNRI.—Qu'est-ce donc?.., Pourquoi ces ris ?
4 GanxiIER.—Ce n'est rien, monsieur Henri; il Me s’agit plus de combat ni de tempête.
BouQuiN.—Mais seulement d’un petit régal en A'honneur de la victoire.
Tous. Hourra !
KERVEGUEN (revenant en scène).—Ah ! te voilà, mou fils... la fièvre Pa donc quitté que tu , puisses revenir sur le pont ?
ltempéle survenu Henrr.—Ce n’est pas bien, mon père ; vous a forcés de gagntlme ferez passer pour un poltron. le-là, et nous ren GARNIER.—Ce serait bien injuste, monsieur prise. . @Henri; nous vous avons tous vu pendant la temdant, il n’y a rie pête, debout auprès de votre père, contemplant #sans pâlir cette terrible lutte des éléments, si capable de troubler les plus intrépides matelots. KERVEGUEN.—C’est vrai, mon cher Henri, tu es un brave. {Rumeur et discussion au banc de as entre le lieutenant et Lapoie.) Qu'y a-t-il là-bas ? Qu'est-ce qui vous préoccupe, maître mm Laioie ?
LAJOIE.—Un simple point noir à l'horizon,
NT KERVEGUEN,.
e suis content d e pour vos armes nbat a éte plus dé le pour nous,
en! Une de leur itre rudement en
ce qu’on peut fair ; deux seulement manque à leur de# fond de cale, et jé exemplaire, car !
te... Maître Lajoiel est-il bien éteint!
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D AE a
mu AÙ
commandant, que le lieutenant a la chose de prendre pour un bateau. i
KERVEGUEN.— Attends... Qu'on me donne m8 longue-vue. (Zl va au fond sur la dunette. À près avoir regardé avec sa longue-vue.) Hé! Bou-M quin |
BOUQUIN.—Commandant ?
KERVEGUEN.—Trois hommes et un canot à la mer! vivemeni ! il y a là une barque en dc.
tresse... ni gouvernail, ni voiles ; amenez-la, (On exécute l'ordre de Kervequen.)
HEwRi (allant vers son pere qui redescend ak scène).— Ainsi, père, ce petit point noir...
KERVEGUEN.—C'était une barque de pêcheurs.
GARNIER (s’approchant). — À cent cinquante lieues des côtes ? Fi
KERVEGUEN. —La tempête l’aura poussée jus- 8 que-là. J'ai aperçu deux hommes dedans, mais ils sont couchés et ne bougent pas. 4
HENRI.—Ils sont morts peut-être ?
GARNIER.—Ou exténués de fatigue.
KeRVEGUEN.—Nous allons le savoir; on nousM ramène la barque. ; É
HENRI (regardant).—Ta voilà qui approche...
elle touche au vaisseau.
KERVEGUEN.—Eh bien, Bouquin ?
BouquiN.—Un des deux particuliers que j'ai trouvés au fond de la barque avait déjà filé sou nœud depuis plus de vingt-quatre heures, com! mandant ; l’autre respire quasiment encore. ,
KERVEGUEN.—Où est-il ?
Bouquin.—On le hisse à bord au moyen d’une ##t: sangle, vu qu'il est hors d'état de se teuir sur! ses quilles. Et, tenez, le voilà déjà, comman-@
dant.
ant a la chose def SCÈNE VI.
ES MÊMES, MAURICE, ébanou, '
u'on me donne m8
r la dunette. À près 8
vue.) Hé! Bou-lff Garnier. —Posez-le là, sur ces voiles... (Le @octeur lui prend la main et l'examine.) I était
mps d'arriver à son secours.
RERVEGUEN (à Bouquin).—C'est dans cet état
ue tu l'as trouvé ?
BOUQUIN.—Oui, mon commandant.
KERVEGUEN.—Alors il ne l’a pas dit un mot ?
BOUQUIN.—I1 n'a pas même fait un mouve-
ent.
KERVEGUEN.—Quelle espèce de bateau mon-
lent ils ?
} BOUQUIN.— Une de ces misérables coquilles
: pêcheurs, comme on en voit à Brest, qui font
ielquefois la contrebande, mais qui ne s’aven -
Jorté par MARCEL ET AUTRES MATELOTS,
es et un canot à |.
ie barque en déoiles ; amenez-la en.)
e qu? redescend lak point noir... i rque de pêcheu rs.k A cent cinquante
aura poussée jusmes dedans, mais!
pas Mreut guère à plus d’une demi-lieue des côtes... L-être ? .. West un miracle que ca ait pu résister à la tem-
faticue. Nc e savoir; on nous KERVEGUEN,—A-t-on trouvé avec e + Macage ?
# À on ns UE D... i Er Te .
à qui approche... 8 BOUQUIN.—Pas plüs de bagage que de provi- Mons, commandant.
2 HENRI.—Eh bien, docteur ?
GARNIER.—Il rouvre les lui.
2 MAURICE (d'une voix faible). —De l'eau!
MaRcez.—[l à soif, c’est bon signe. .
: donnait quelque chose d’asticotant.… . un peu au-de-vie camphrée.., Pas vrai, docteur ?., [GARNIER. —[mbécile! de l'eau fraiche d’ard.., c'est ce qui lui fera le plus de bien.
a fait borr
quin ?
rticuliers que j'ai avait déjà filé son atre heures, comsiment encore...
Yeux... il revient
* Sion
d'au moyen d’une at de se ter sur à déjà, comman-B
FrHsrpian iéturice,)
M MAURICE (ouvrant Les yeux). —Où suis-je ?
ux quelque :
GARNIER.—Sauvé !.., A bord d’un bâtimes français
MAURICE (d’un ar égaré).—Oh ! vous ne 18 livrerez pas... n'est-ce pas ?...
KERVEGUEN (au docteur).—Que veut-il dire (A Maurice.) Qui es-tu, lami? d'où viens-lis quel est ton état? et comment diable vous tro viez-vous dans ce bateau abandonne ? ? ÿ
Maurice (avec effort). --Nous n'avions pas pri + vu le ma’.vais temps... Tout à coup la tenk pête... nous a poussés au large... À
KERVEGUEN.—Ainsi, vous êtes en mer depui six jours ?
MauRicE.—Six jours, oui... c’est possible Comment les ai-ie passés ?... Je ne sais... \ camarade a succombé.., Dieu a eu pitié moi... il a soutenu mes forces,,. Pourtant matin, quand Île soleil a paru... je me senti si faible... je suis tombé... j'ai cru mi rir... Depuis trois jours déjà, je n'ai rien pr (Sa tête retombe et il perd connaissance.)
HenRi.—Docteur !... secourez-le... il meurk
GARNIER.—Oh ! non... cette faiblésse, caux par le manque de nourriture, n’a rien d’al
mant... Dans une heure, il n’y paraîtra pl (Aux matelots. ) Emportez- le en ‘bas, dans l’ trepont... Je vais faire préparer le meill cordial... Un bouillon et un verre de madèrehl
MaRCEL.—Il me semble que si on y mélait peu d’eau-de-vie camphrée...
GARNIER.— Veux-tu nous laisser tranquill (Il suit Maurice que les matelots emportent.)
bord d’un bâtimc SCÈNE VII.
.—Oh ! vous ne nl LES MÊMES, ercepté MAURICE et GARNIER. 1:
—Que veut-il di mi? d'où viens-| KERVEGUEN.—A venture fort ordinaire dans la nt diable pe OÙ # d'un marin! Seulement ce qu'il y a d'éindonné ? … Mffange ici, c’est que ce particulier ne parait être DUR OURS PSS DE ation pêcheur.
out à coup la tend BouquiIN.—C'est vrai.
irge... M KERVEGUEN.—Il n’a ni le visage ni les mains êtes en mer depuk ‘un homme habitué à vivre sur mer: d’ail- . pr Murs le fait seul de s’être jeté dans cette barque ... Cest possible. à l'approche d’une tempête démontre une im- .. Je ne sais... NA rudence qu'aucun marin n'aurait commise, Dieu a eu pitit à, peut-il donc être ?
ITCES « » « Pourtant is BOUQUIN.— Quelque contrebandier, quelque Paltee, JE ME “le qui prenait la fuite après avoir fait un bé... jai cru mo coup.
HENRI. —Ab ; quelle supposition !
HENRI.—Pauvre malheureux !.…, quelle avener re !
jà, je n'ai rien pri Ptse , ri KERVEGUEN (plaisantan:). — C'est un prince detre sis Œguisé, peut-être, qui faisait une partie de etie faiblésse, d'ail che pour son plaisir ?
nat ae br 1 HENRI. -Sans être prince, il est possible que il n'y bat F1 & soit un honnête homme’...
Ms es . RER VEGUEN.—Nous le saurons bientôt... Voici reparer € ME Brnier qui remonte.
à verre de madérell
que si on y mêlait %