‹ Le Portugal et ses coloniesChapitre 125 sur 194 · Numéro 3 (8 a\riH9JI · texte numérisé non relu

Numéro 3 (8 a\riH9JI

iMAiivAin. — Porliigal. 20

créé tant d'entraves au développement intellectuel de notre pays... » « Le gouvernement — ajoute le même journal — va faire construire dans tout le Portugal plus de 2.000 écoles. Il faut, avant trois ans, en avoir complètement fini avec Tanalphabétisme qui était notre honte, la tache de l'ancien régime... »

C'est peut-être se montrer par trop optimiste. D'après la nouvelle loi. les municipalités auront la direction administrative des écoles, sous le contrôle de l'Etat ; elles auront aussi à leur charge toutes les dépenses correspondantes. L'Etat, il est vrai, leur viendra en aide au moyen d'une subvention, dont le maximum est fixé pour l'année 4911-1912 à 700 contos ; d'autre part, la loi prévoit l'inscription au prochain budget d'un emprunt de 500 contos destiné aux constructions scolaires. Ce sont là des sommes importantes eu égard à la situation financière du Portugal, mais qui parai.ssent bien insuffisantes, si l'on considère l'œuvre à réaliser.

Il ne faut pas , d'ailleurs , oublier que l'enseignement primaire est obligatoire — au moins sur le papier — depuis 1878 !

La vérité est que la solution de ce grave problème — où la République portugaise voit avec raison « la pierre angulaire des nouvelles institutions » — dépend de la façon dont le nouveau régime fera usage de ses ressources budgétaires, c'està-dire qu'elle est liée étroitement à la réforme même de l'administration et des mœurs publiques.

Toujours en vue d'émanciper la raison du peuple et de libérer celui-ci de la tutelle tyrannique des «caciques^ » (on sait ce

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