‹ Le Portugal et ses coloniesChapitre 19 sur 194 · Voir inf'ru, p. -9tj · texte numérisé non relu

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- et 3. Poiupéi, loc. cil.

La propagande républicaine affectait une forme secrète, qui rappelle assez l'organisation des carbonari italiens, et qui décida du succès de la révolution.

Les affiliés formaient des groupes de cinq membres [canteiros) ; quatre canteiros (chantiers) constituaient une choça (taudis); cinq choças, une cabane [barraca)^ et cinq « cabanes », une venda. 11 y avait ainsi quatre cendas dépendant elles-mêmes d'un conseil suprême {alla venda) dirigeant cette organisation, qui comptait environ 2.000 membres. Les révolutionnaires se tutoyaient entre eux et s'appelaient primo (cousin), mais, à moins d'être chefs, ils ne connaissaient au pUis que trois à six de leurs coreligionnaires politiques.

L'idée de cette curieuse association remonte, paraît-il, à trois personnages, l'ingénieur Antonio Maria da Silva, M. Luz d'Almeida et un commissaire de la Marine, Machado Santos, qui devait jouer un rôle capital dans la révolution. Ils fondèrent, vers la fin de 1907, le Comité aa Carbonaria alla Venda, qui exerça une active propagande particulièrement dans les casernes et dans la Hotte, et aussi, parmi les employés de magasin, les voyageurs de commerce, les employés des postes et télégraphes et ceux des tramways. Le nombre des choças et des barracas augmenta ainsi r-apidement '.

Les gouvernements de la monarchie n'ignoraient pas l'existence de ces associations; ils tentèrent plusieurs fois de sévir, mais ils ne réussirent qu'à aggraver le mal au lieu de l'atténuer, en donnant motif aux républicains de crier à l'arbitraire gouvernemental et à la persécution policière.

1. Voir, Ar\ Muiioz. <« Cliarboniierie » lU « SavoiiiRMif » porlugaises daus la Revue des Français, ti^ juin 1911.

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