‹ Le Portugal et ses coloniesChapitre 26 sur 194 · Trindade Goelho, op. cit.. p · texte numérisé non relu

Trindade Goelho, op. cit.. p

toire, ni une TpatrceWe de sa souveraineté » ^ L'Angleterre — nous le montrerons plus longuement dans un autre chapitre — n'a aucun intérêt à provoquer un morcellement de l'Empire portugais, dont elle tire déjà le plus grand profit.

Elle ne peut que souhaiter la continuation du statu quo. Il semble même qu'il soit de son intérêt de mettre, le cas échéant, au service du Portugal les grandes banques londoniennes, afin de le tirer de la situatiow inextricable où il risque de sombrer.

Est-ce à dire, comme Font prétendu certaines gazettes d'outre-Rhin, que le cabinet de Londres ait favorisé secrèteineïit la révolution de Lisbonne? Rien ne permet d'accepter ce bruit. Sans doute, les républicains portugais avaient, dès i'éte de 1910, envoyé deux délégués, M. José Relvas, le ministre actuel des Finances, et M. Magalhaes Lima, à Londres et à Paris, dans le but de sonder l'opinion publique dans les deux pays et de vaincre les préventions possibles des gouvernements. Ces deux personnages furent môme reçus, dit-on, par sir Edward Grey. Mais on ne saurait s'en montrer surpris ; on comprend sans peine que le ministre britannique ail tenil h s'assurer des dispositions des républicains lusitaniens, au cas où ils viendraient ù triompher. Avec l'esprit d'observation et la prudence politique qui la caractérisent, la Grande- Bretagne se tenait de très près au courant de ce qui se passait sur les bords du Tage, afin d'être prête à toute éventualité ; et c'est pourquoi — parce que l'horizon de la monarchie portugaise ne lui paraissait pas assez clair — elle s'était refusée, en déj)it de toutes les informntions tendancieuses, h

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