‹ Le Portugal et ses coloniesChapitre 35 sur 194 · Voir supra, p · texte numérisé non relu

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C'est à peine si Ton peut dire que ces tarifs douaniers ont eu pour effet d'endiguer, dans une certaine mesure, l'augmentation de l'agio sur l'or, grâce à l'afflux de l'or étranger.

En mettant à part les dernières années, oij les diminutions dans l'importation doivent être attribuées à des récoltes exceptionnelles, et en tenant compte de la réexportation coloniale (qui représente une moyenne de 20.000 contos), la balance du commerce accuse un déficit en or de 13.600 contos environ, auxquels il faut ajouter 10.000 contos de charges annuelles du Trésor, y compris les charges des obligations des Tabacs, et 3.500 contos, représentant celles des Compagnies du Nord et de l'Est et de diverses autres entreprises : soit un déficit total en or de 27.000 contos.

Ce déficit est, en partie, couvert par les importantes remises de la colonie portugaise du Brésil^ et par celles que les Portugais reçoivent de l'étranger, principalement sous forme de coupons de la dette extérieure, des Tabacs, du Nord et de l'Est, et qui peuvent être évaluées au moins à 3.000 ou 4.000 contos par an.

Mais on comprend que l'importance de ces remises — particulièrement de celles du Brésil — soit excessivement variable, car elle est influencée par des causes très diverses. Et cela suffit à expliquer la dépréciation de la monnaie, les sauts brusques de l'agio de l'or, qui représente pour le Trésor une charge annuelle de 1.100 contos, qui s'élèverait à 8.600 contos si l'agio remontait au cours de 1898 : c'est-à-dire que l'Etat portugais serait dans l'impossibilité, après la situation créée par le convenio de 1902, de faire honneur à ses engagements intérieurs.

La situation fiduciaire est surtout aggiiivée par le détestable

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