VINS
de liqueurs nonspccifiés.
1Q2 LE PORTUGAL ÉÇQTJOMIQUE
tout de développer ses exportations. A cet égard, l'année 1907 a présenté, par rapport à Tannée antérieure, une diminution de il. 689. 270 litres, représentant une valeur de 845.266.000 reis. On comprend, dès lors, que cette question ait été principalement en\dsagée dans les négociations commerciales engagées depuis trois ans avec les pays étrangers, et qui ont déjà, en partie, abouti. Le gouvernement de Lisbonne a obtenu, notamment de l'Allemagne (traité de décembre 1908), un régime plus favorable pour ses vins, et aussi des garanties pour leur authenticité^ : les Portugais évaluent, en effet, — mais nous ne reproduisons ce chiffre que sous toutes réserves, — pour la seule année 1907, à 1.000 contos de reis le préjudice qu'ils ont souffert, du fait des imitatio^is et falsifications étrangères ! Ils espèrent, de la même manière, développer leurs envois en Angleterre, où ils ont eu à souffrir du régime fiscal de 1886, aggravé encore en 1889, en France, à la suite du dernier modiis vivendi^, au Brésil, qui reçoit déjà près des 9/10 des vins de table etconv rauns exportés, en Espagne, enfin, car le traité hispano-portugais, qui date de 1883, ne répond plus aux besoins de la situation actuelle.
Mais il s'agit surtout, quant} on parle d'une augmentation de l'exportation, des vins de la région du Douro, c'est-à-dire des « Portos ». Pour les vins communs du Centre et du Sud, une solution de la crise n'apparaît guère que dans une régularisation du marché intérieur ; et tout naturellement c'est à l'État que les viticulteurs portugais ont fait appel. La Caopérativa Unido dos Viticultores, créée en vertu d'une loi du 18 septembre 1908, en vue de Régulariser les prix, n'a, d'une coopérative véritable, que le nom. La base de ses opérations