‹ Le Portugal et ses coloniesChapitre 42 sur 194 · Voir infra, p · texte numérisé non relu

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l'agriculture IQ^

est l'avance sur les vins et eaux-de-vie, en attendant la vente des produits.

L'Etat a garanti ses obligations et lui a déjà fourni un capital de 2.000 contos ', mais il semble bien que les vignerons n'ont guère profité de cette organisation, et que la situation des petits producteurs auxquels on voulait venir en aide a, au contraire, empiré, le produit ayant encore baissé de prix par suite de la concurrence que les très grands propriétaires font directement à cette association.

On a préconisé aussi, au Portugal, d'autres remèdes, égar lement « étatistes », comme rétablissement d'un monopole, qui serait accordé à une entreprise commerciale, chargée d'acheter tous les vins du Centre et du Sud et d'approvisionner exclusivement le marché de Lisbonne d'un type de qualité et de prijç uniformes... Mais il ne semble pas que ce soit une telle mesure — si elle vient à être appliquée — qui puisse tirer la viticulture lusitanieime de la crise où elle se débat actuellement.

La meilleure façon, sinon dV mettre fin, au moins de l'atténuer, consisterait, sans doute, en premier lieu, à lutter contre les falsifications, et ensuite dans la substitution de la pluriculture à la monoculture, qui est elle-même une conséquence de la grande propriété, telle qu'elle existe, par exemple, dans le Haut-Douro.

Il est certain qu'il est d'autres cultures — notamment celle des fruits, des légiunes et des primeurs — qui pourraient remplacer avantageusement celle de la vigne dans l'économie portugaise. A l'heure actuelle, l'exportation de ces produits

1. Cette loi a été édictée soi-disant en manière de compensation des mesures prises à la même époque pour remédier à la crise dp la région du Douro, et qui interdisaient rentrée des vins du sud d'une force alcoolique de plus de 14 p. 100 dans les entrepôts de Porto, doU ils avaient coutume de ressortir comme « Portos «authentiques. On avait ainsi remis en vigueur, par simple décret dictatorial (1007) l'antique privilège da bama do Douro, sans grand bénéfice, semble-t-il, pour l'exportation.

lOi I.E PORTUGAL ÉCONOMIQUE

ne dépasse pas 2.200 contos par an ; alors que celle de l'Espagne se chiffre par 24.384 contos et celle de Tltalie par 24.125 contos \

Volivier profite, paraît-il, de ce que le climat méditerranéen — qui est son ambiance naturelle — étend ses effets à l'ouest jusqu'à la côte portugaise de l'Atlantique ; on le rencontre principalement dans les districts de Santarem, Beja, Evora, Portalègre, Castello Branco, Leiria et Bragance"\ Il donne lieu à une importante industrie oléicole et à un commerce d'exportation, très actif encore — en dépit delà concurrence des huiles industrielles — ainsi qu'en témoigne le tableau suivant, emprunté à la Estatistica Gérai das Alfandegas :

EXPOBTATIOX EXPORTATION DANS

TOTALE l'aMÉRIQUE DU SUD

décalitres décalitres

1871 à 1875 2.271.321 "gi.lTO

1886 à 1890 478.365 291. OH

Si, depuis une trentaine d'années, cette exportation générale a éprouvé une décadence véritable, elle a réussi cependant, en quinze ans environ, à regagner une grande partie du terrain perdu. Les progrès de ce commerce sont particulièrement remarquables dans les Républiques de l'Amérique du Sud, surtout au Brésil, en dépit de l'énorme concurrence que lui fait l'huile espagnole dans ce dernier pays, à destina-

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