‹ Le Portugal et ses coloniesChapitre 43 sur 194 · Voir G. Roque da Costa, op. cit., p · texte numérisé non relu

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2. La culture de l'olivier, qui ne couvrait que 150.000 hectares en 1868 et 200.000 en 1875. en couvre 329.000 anjoiinl'hni.

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tion duquel elle est, d'ailleurs, expédiée de Lisbonne. C'est ainsi qu'en 1890, ce port envoyait au Brésil 53.115 décalitres d'huile espagnole, contre 25.408 décalitres d'huile véritablement portugaise. Depuis, la différence de cette proportion s'est atténuée au profit du royaume lusitanien, bien que le cadre de ce livre ne nous permette pas de chercher les raisons de ces variations successives.

De toute façon, l'exportation de l'huile portugaise ne dépasse pas aujourd'hui 20 à 30.000 hectolitres. Si l'on y ajoute les huiles employées dans l'industrie des conserves de pêche, on arrive à un total de 5 millions de litres environ : c'est peu, eu égard à une production oléicole, qui est évaluée à 51 0.000 hectolitres'.

Le Portugal n'a pas eu moins à souffrir, pendant de longues années, de la déforestation, que l'Espagne. Cependant, il semble qu'il se soit occupé d'y remédier plus tôt et plus activement que le royaume voisin. On cite même toute une série d'ordonnances royales édictées, dès le xiv' siècle, en vue d'empêcher les coupes d'aibres déréglées et d'ordonner de nouvelles plantations'. Mais il ne semble pas que toute cette législation ait arrêlé, de manière sensible, la main des-

1. li.xportatlon des principaux pays producteurs d'huiles (en Icilogrammes ou litres).

Production Exportation

Italie 26S.2ÔI.100 kilogrammes 48.300.100 kilogrammes

Espagne 145.^88. 500 — 54.596.800 —

France 124.204.100 — 22.218.020 —

Grèce 70.300.100 — —

Portugal (en 1906) 51.000.000 — 1.898.400 —

Tunisie 39.250.000 — 12.017.443 —

Algérie 28.600.000 — 6.281.200 —

2. C'était, il est vrai, dans un but... cynégétique, que les rois ou les seigneurs obligeaient leurs paysans à planter des arbres. On ne pouvait même obtenir certains emplois publics qu'à la condition de justifier de la plantation d'un nombre déterminé d'arbres !

truelivedes laboureurs. L'administration forestière donna lieu aussi, au cours du siècle dernier, à un très grand nombre de décrets, jusqu'au jour où la loi du 24 décembre 1901 rçfpndit complètement tous les services forestiers, en les mettant sous la dépendance de la direction générale de l'agriculture, au ministère des Travaux publics, du Commerce et de l'Industrie. Cette loi constitue, en même temps, un véritable Code du régime forestier qui s'applique aux domaines, nationaux ou particuliers, dans des conditions déterminées. Toutes ces mesures ont pour objet d'assurer l'exploitation et la conservation des forêts au point de vue de l'économie nationale, et aussi le reboisement des terrains, dont l'arborisation apparaît au moins nécessaire pour établir un bon régime des eaux, comme défense des terrains cultivés, pour mettre en valeur les superficies arides, ou pour la fixation et la conservation du sol dans les montagnes et du sable dans les dunes. L'Etat ne pouvait se charger, à lui seul, de boiser les terrains incultes, dont la superficie dépasse, comme nous l'avons dit, 3.842.000 hectares. Son action a cependant été considérable : en i9l0, le domaine forestier de l'État était de 37. 000 hect. 10 \ A partir de la loi de 1901, il a contribué au développement de la sylviculture, soit en plantant lui-même des terrains incultes (4.000 hectares en cinq années), soit en encourageant l'initiative particulière, à laquelle on doit, paraît-il, le reboisement de 5.000 hectares par an, en moyenne. Plus qu'à laction de l'Etat, ce résultat semble dû, il est vrai, à diverses causes particulières, telles que le développement des voies

d. Il n'était en 1824 que de 14.464 hectares, do dS.OOO en 4847. de 18.814 en 1858. 11 y avait donc déjà eu un progrf-s sensible.

L'ère flon^slale totale, y compris les châtaigniers et les yeuses, atteint acUiellement [uès de 1.960.000 hectares. Les clK\laiKniers et les chênes se rencontrcnl siutout dans les districts de Gasiellt) Braïuo, dp Guarda, de Vizeu, de l'urtalègre et dans une petite partie de celui du Faro (ser ra de Monchique).

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de commynicalion, et, par suite, des industries du bois, à la crise de 189i, dont la conséquence a été de faciliter les exportations en Angleterre, à la crise vinicole, etc.

L'exportation des produits forestiers a ainsi p£\ssé de 864 contos en 1H70 à 4.822 contos en 1904. Çllle comprend principalement du liçge en planches (2.714; contos) \ du bois de pin pour les étais de mines, et du bois de construction (principalement à destination de l'Espagne et des colonies lusitaniennes). Il est vrai que le Portugal est obligé lui-même d'impor'ter du bois de chêne, nécessaire à l'industrie de la tannerie, des douves de tonneaux, du pitchpin et divers autres bois légers de menuiserie, etc. L'ensemble de ses importations, pour ces divers articles, atteignait, en 1904, le chiffre respectable dp 2.021 contos.

Nous ne dirons que quelques mots de l'élevage: L'enquête de 1906 a donné les résultats suivants, qui sont, d'ailleurs, très approximatifs :

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